Un directeur adjoint secondera le programmateur en chef

Ce sera un homme. D’ici à quelques semaines, un directeur adjoint figurera à l’organigramme de La Coursive. Ah ! le fameux, et si précieux, organigramme…

Le quotidien « Sud Ouest » a annoncé, vendredi 17 janvier 2020, sa prise de fonctions dès le mois de février. En fait, cet adjoint interviendra quelques jours par mois en février et mars et il s’installera à temps complet en avril, au coeur de de la Scène nationale de La Rochelle.

Lors de plusieurs réunions de travail avec les équipes des deux théâtres qu’il dirige (La Coupe d’Or à Rochefort et La Coursive à La Rochelle), Franck Becker n’a pas fait mystère de cette arrivée prochaine. Il a aussi évoqué le profil et même les missions incombant à son futur adjoint : administration, finances et…ressources humaines.

Ainsi, le « directeur normal » (1) compte-t-il refiler la patate très très chaude de la gestion du personnel de La Coursive à ce futur adjoint dont le parcours professionnel laisserait à penser qu’il a, lui, toutes les compétences pour remettre en ordre de marche, pour apaiser cette belle et grande Maison si perturbée depuis des mois et des mois.

Franck Becker n’a pas réussi à éteindre, lui même, l’incendie dont les premiers foyers ont été détectés à l’intérieur de La Coursive quelques semaines après son arrivée à la fin du mois d’août 2017. Et le conseil d’administration de la Scène nationale de La Rochelle a embrasé la structure, et même toute la ville, en licenciant, le 15 juin 2019, sa directrice adjointe en poste depuis 29 ans.

Depuis lors, La Coursive vit sur des charbons ardents. Et les pompiers appelés à la rescousse – notamment les deux médiateurs – ont ravivé les braises…

Avant l’arrivée d’un directeur adjoint, Franck Becker joue la montre, tout en montrant les deux facettes de sa personnalité. Tantôt, il semble provoquer les déléguées CGT du personnel dont l’élection dans un fauteuil avec une forte participation au scrutin du mardi 3 décembre 2019, et donc la légitimité, ne font pourtant aucun doute. Tantôt, il dialogue de façon presque cordiale avec l’ensemble des salariés, « ce qui n’était guère arrivé jusque là » note un(e) participant(e) à la réunion du jeudi 23 janvier 2020 qui a duré plus de deux heures.

Franck Becker n’a pas révélé le nom du futur directeur adjoint. Mais le profil qu’il en a dessiné – avec qualités et compétences requises – conduisent les salariés de La Coursive à se tourner vers la Bretagne et l’une des structures culturelles dans lesquelles le directeur actuel de La Coursive a exercé avant d’arriver à La Rochelle.

Les Vigies et autres détectives coursivien(ne)s ont-ils/elles trouvé, dès à présent, le nom de cet oiseau rare doté d’un CV adéquat à la fonction et d’une expérience éprouvée dans le milieu artistique ? Les jours à venir confirmeront, ou non, leur perspicacité…

Une chose est sûre, ce futur directeur adjoint est attendu comme le messie par Franck Becker, lequel compte bien se consacrer, ensuite, entièrement à la programmation de La Coursive (La Rochelle) et de la Coupe d’Or (Rochefort).

Bref, nous aurons à la tête des deux théâtres un programmateur en chef. « Ah ! la formidable programmation de La Coursive » continuera de s’exclamer le choeur des élus.

Comme les Vigies de La Coursive l’ont démontré dans une publication datée du jeudi 23 janvier, la programmation n’est pas – loin de là – la seule mission incombant, normalement, au directeur d’une Scène nationale aussi prestigieuse que celle de La Rochelle.

Mais, dans un monde de plus en plus compliqué et exigeant, il devient impossible d’exceller dans tous les domaines. Dès lors, rien n’interdit de s’entourer de personnes compétentes dans des registres que, soi-même, l’on maîtrise moins. Cela s’appelle la délégation et requiert une confiance réciproque.

Rien n’interdit, non plus, de modifier des organisations avec force pédagogie et souci du dialogue. La Coursive l’avait accueilli avec tous les égards mais Franck Becker a, très vite, déçu et irrité ; contesté à l’interne, il en fut déstabilisé et il n’a pas su faire.

Sept mois après le choc du licenciement de la numéro 2  » historique  » de la Scène nationale de La Rochelle, le voilà qui engage La Coursive dans une normalisation à marche presque forcée avec le concours d’un homme qu’il a choisi et qu’il apprécie.

Cet homme là est, sans nul doute, l’ultime bouée de sauvetage d’un directeur programmateur qui n’a plus droit à la moindre erreur.

Depuis la Bretagne (ou ailleurs…), le futur adjoint a-t-il bien mesuré l’ampleur du défi qui l’attend ?

Les Vigies de La Coursive, qui ne veulent aucun mal à ce courageux, l’espèrent pour lui !

(1) « A la Coupe d’Or, où les salariés viennent d’horizons différents, l’équipe a vu que je ressemblais à un directeur normal » confiait Franck Becker à « Sud Ouest » le samedi 22 juin 2019.

Le futur directeur adjoint de La Coursive pourrait exercer, à l’heure actuelle, dans cette ville, que reconnaîtront, sans difficulté, tous les amoureux de la Bretagne.

Le directeur, un programmateur, mais…pas que !

« La magnifique programmation de La Coursive !  » s’exclame le choeur des élus, en soutien quasi unanime au directeur de la Scène nationale de La Rochelle, tant décrié par ailleurs pour son management interne.

Oui c’est vrai, et les Vigies de La Coursive, ne l’ont jamais nié, un directeur de Scène nationale doit savoir programmer une saison culturelle, offrir découvertes et valeurs sûres aux différents publics fréquentant sa ou ses salle(s).

Oui c’est vrai, et les Vigies de La Coursive n’ont jamais dit le contraire, Franck Becker, l’actuel directeur de la Scène nationale de La Rochelle, propose à La Coursive une programmation attrayante, renouvelée. A ce niveau là, il remplit son contrat et notre association n’a exprimé aucune critique à ce sujet. 

Mais, depuis sa création le 23 septembre 2019, l’association Les Vigies de La Coursive n’a de cesse de pointer les autres facettes du « métier » de directeur de La Coursive. Et, avec les salariés qui ont exprimé leur « souffrance au travail » depuis près de deux ans, elle s’interroge sur ce « directeur normal » et ses capacités réelles à ramener le calme après avoir déclenché, lui même, la tempête.

Là, nous ne sommes plus dans la fonction  » programmateur  » que doit assurer le directeur d’une Scène nationale. Nous sommes dans sa responsabilité managériale.

Or, le choeur des élus semble totalement ignorer cette compétence exigée d’un patron de théâtre, quel qu’il soit.

Le directeur actuel de La Coursive n’échappe pas à cette fonction à multiples facettes. D’ailleurs, lui même a été recruté sur plusieurs critères de compétences. En atteste l’appel à candidatures publié à l’automne 2016 dans « Télérama » et « La Lettre du Spectacle » par la Scène nationale de La Rochelle, en quête d’un nouveau patron. Il s’agit, alors, de recruter une directrice ou un directeur, Jackie Marchand en fonction depuis 1990, devant faire valoir ses droits à la retraite en 2017.

Les Vigies de La Coursive ont retrouvé cet appel à candidatures. A lire ici : RECRUTEMENT LA COURSIVE

Le paragraphe « compétences et profil recherché » surligné en bleu par nos soins, est à prendre tout particulièrement en considération.

C’est juste un rappel, notamment à l’intention du « choeur des élus » à la mémoire parfois bien défaillante…

Autre rappel, la position de Michel Sala, alors président du conseil d’administration de La Coursive.

A l’automne 2017, quelques semaines après la prise de fonction de l’actuel directeur (fin août 2017), M. Sala souhaite prolonger la période d’essai (trois mois ) du nouvel arrivant. Parce que, déjà, ça tangue à l’intérieur de La Coursive avec un « apprenti pacha » à la peine sur certaines de ses fonctions majeures à bord de ce magnifique, et si exigeant, vaisseau.

La Direction régionale des affaires culturelles (DRAC) refusera la prolongation de cette période d’essai demandée par Michel Sala. Lequel finira par démissionner en avril 2018, la DRAC lui mettant d’autres bâtons dans les roues (1).

Tout est dit !

(1) Lire « Insurrection à La Coursive » tome 1, pages 171 à 176

 

 

 

Une médiation au format imposé, vouée à l’échec

Ce sont deux professionnels reconnus. L’un deux, Michel Fefeu, a même cosigné un ouvrage spécialisé intitulé « Guerre et Paix dans l’entreprise, entre entreprises, et ailleurs ». L’ouvrage (voir sa couverture) a été réédité à trois reprises… 

Eh bien, jeudi 16 janvier 2020, Michel Fefeu et sa collègue Christine Mariette, médiateurs expérimentés, ont capitulé face à une dizaine de salariés de La Coursive bien décidés, pour la plupart d’entre eux, à en finir avec la médiation interne en cours depuis le 12 décembre 2019.

Une médiation dont les conditions et le format furent quasiment imposés au personnel de La Coursive par ces deux conciliateurs.

D’emblée, Michel Fefeu et Christine Mariette n’entendaient pas travailler avec l’ensemble des salariés, tous concernés, pourtant, par la « souffrance au travail » exprimée depuis des mois au sein de la structure. Qui plus est, avant d’entamer la première séance, ils ont exigé une confidentialité totale de la part de tous les participants (le directeur, trois des quatre cadres, huit salariés dont les deux déléguées du personnel).

Interdiction fut faite, ainsi, à cette douzaine d’ « apôtres » de parler du processus de médiation en cours à l’extérieur de La Coursive, en ville mais aussi aux parents et proches durant…les repas des fêtes de fin d’année !

Silence radio total imposé, également, à l’égard des collègues de travail ne participant pas aux séquences de médiation mais concernés, au premier chef, par les problèmes débattus. Dont le management si contesté du « directeur normal » et ce, depuis sa prise de fonction à la fin du mois d’août 2017.

Des conditions inadmissibles aux yeux de beaucoup de salariés de La Coursive. Sans parler du contenu même de ces réunions de médiation qui ont déstabilisé fortement plus d’un des salarié(e)s s’y impliquant. Au point que le mal-être au travail s’est encore amplifié.

Jeudi 16 au matin, les déléguées du personnel  de La Coursive ont distribué un tract à l’en-tête de la CGT, leur syndicat, à l’intérieur de la Scène nationale de La Rochelle. Tract dénonçant la « mascarade » de cette médiation, les conditions de son déroulement et demandant aux salariés de La Coursive de ne plus y participer.

Au cours de la séance de médiation qu’il animait jeudi matin, juste après la distribution du fameux tract,  Michel Fefeu a bien recherché l’apaisement, la conciliation. Mais rien n’y a fait. Les salariés ont campé sur leur position. Et demandé l’abandon pur et simple du processus en cours. Et ce devant le directeur présent.

En début d’après-midi, Michel Fefeu et Christine Mariette faisaient savoir qu’ils n’étaient pas en mesure de poursuivre leur mission.

Exit la médiation et ces deux professionnels recommandés par…la Direction régionale des affaires culturelles de Nouvelle Aquitaine. Oui la DRAC encore une fois à la manoeuvre à l’intérieur de la Scène nationale de La Rochelle dotée, pourtant, d’un conseil d’administration (CA) normalement autonome et responsable.

De fait, le CA de La Coursive, flanqué de son si dévoué « directeur normal »,  s’était révélé bien incapable de dénicher, par lui même, l’oiseau rare, le professionnel de la médiation susceptible de ramener la paix sociale au sein de la Scène nationale de La Rochelle.

Alors, Véronique Chatenay-Dolto s’était-t-elle tournée vers la DRAC Nouvelle Aquitaine. Une administration que connaît fort bien l’actuelle présidente du conseil d’administration de La Coursive ; au cours de sa carrière, elle même a assuré la responsabilité de trois Directions régionales des affaires culturelles (Haute-Normandie, Nord Pas de Calais, Île de France) !

Vu le résultat – l’abandon de la médiation- l’on applaudira des deux mains à ce choix pertinent de la DRAC.

Choix qui éclaire, un peu plus, sur les capacités réelles de la « présidente TGV » de La Coursive (1) à régler, par elle même, une situation de crise qui perdure depuis…trop longtemps !

(1) Mise en cause par les Vigies de La Coursive, Véronique Chatenay-Dolto peut exercer, bien entendu, son droit de réponse. Par la même occasion, elle est invitée à répondre aux mails et questions de notre association demeurant sans réponse depuis le 28 novembre 2019.

Crise de La Coursive : les médiateurs ont jeté l’éponge !

« La médiation abandonnée » titre ce vendredi 17 janvier 2020 « Sud Ouest » dans sa rubrique « La Rochelle » en évoquant le nouvel épisode – pas le dernier – dans la crise qui secoue La Coursive depuis des mois et des mois (1).

Les Vigies de La Coursive portent à votre connaissance le tract rédigé par les déléguées des salarié(e)s de la Scène nationale de La Rochelle, élues en décembre 2019. Ce document a été élaboré avec le concours technique de leur syndicat, la CGT.

A lire ici : TRACT CGT

Ce tract syndical est, peut-être, imparfait dans son expression. Mais il s’est révélé d’une efficacité rare…

Ainsi que l’indique « Sud Ouest », il a été distribué au matin du jeudi 16 janvier à tous les personnels de La Coursive mais aussi au directeur, aux Médiateurs présents ce jour là. En parallèle, il a été adressé au bureau du conseil d’administration de la Scène nationale de La Rochelle : Véronique Chatenay-Dolto, la présidente  et Bruno Odin, le vice-président.

Une médiation avait été engagée à La Coursive le jeudi 12 décembre 2019. Nous vous en avions parlé ce jour là et plus du tout depuis cette date là. Nous voulions laisser une chance éventuelle à ce processus de la dernière chance. Il y a trop longtemps, en effet, que perdure la crise interne dans cette si belle Maison…

Laisser une chance à la médiation mais sans trop croire à la réussite de cette énième tentative de résoudre le conflit. Et ce en raison même des conditions imposées aux salarié(e)s par les deux médiateurs.

Le tract distribué, Michel Fefeu et Christine Mariette, les deux médiateurs de haute volée, entament, jeudi 16 janvier au matin, une nouvelle séance de travail avec le directeur de La Coursive et une dizaine de salariés. Reprenant les arguments du tract syndical, ces derniers s’opposent à la poursuite de la médiation et ils continuent de dénoncer leurs conditions de travail et le management de leur patron en fonction depuis la fin août 2017. 

Les Vigies de La Coursive (2) n’ont pas de représentant, bien entendu, à cette réunion de « médiation ». On se doute bien qu’on y lave son linge sale en famille… Les salariés y expriment leur ras le bol d’une situation de crise qui perdure, qui conduit au mal-être au travail de nombre d’entre eux – cadres compris – à des arrêts de travail.

Les médiateurs de grande expérience tentent d’argumenter, de sauver le soldat « directeur normal » responsable. La réunion dure ; pendant plus de deux heures, les salariés campent sur leurs positions. Ils ne veulent plus de cette « mascarade » de médiation, titre du tract CGT.

Au bout du compte, Michel Fefeu et Christine Mariette sont bien obligés de constater qu’ils ne sont plus en mesure de mener à bien leur mission de médiation. Et, en début d’après-midi, ils jettent l’éponge.

Pour autant, La Coursive n’a pas réglé ses problèmes de management et de souffrance au travail.

L’abandon de la médiation n’est pas une victoire pour les salariés de la Scène nationale de La Rochelle. Mais c’est un fait majeur qui impose au conseil d’administration de La Coursive (et à d’autres responsables !) d’ouvrir enfin les yeux sur la réalité sociale.

Dans ce conseil d’administration, siègent des représentants de la Direction régionale des Affaires culturelles (DRAC) et du ministère de la Culture, des élus de l’Agglomération de La Rochelle et, depuis peu, de la Région Nouvelle Aquitaine et du Département Charente-Maritime.

Tous portent en eux, désormais, la très haute responsabilité de trouver une issue à cette crise dans les délais les plus brefs.

Jusqu’à présent, ils n’ont pris en compte que la version du directeur, parce qu’il était nouveau. Tout nouveau, tout beau…Ils ont viré, comme une malpropre, la directrice adjointe. Ils ont reçu poliment les salariés et, même, l’association Les Vigies de La Coursive. Oui, tout le monde a été reçu avec civilité. Personne n’a été vraiment entendu, n’a disposé des réponses attendues. 

La balle est dans leur camp parce qu’ils sont TOUS responsables de la durée inadmissible de cette crise.

Oui le spectacle continue M. le président de l’Agglomération de La Rochelle. Vous pouvez applaudir la « magnifique programmation » de La Coursive. Mais, en coulisses, la bombe sociale menace d’exploser. Qu’attendent les démineurs que sont les tutelles (DRAC et élus) pour intervenir vite ?

Dominique Pariès

(1) Fruit du travail d’enquête de la rédaction du quotidien régional, cet article peut être téléchargé (accès payant) sur www.sudouest.com avec l’édition du jour. Edition que le marchand de journaux le plus proche de votre domicile peut vous fournir en version papier .

(2) Les Vigies de La Coursive est une association de vigilance – et de soutien aux salariés – créée le 23 septembre 2019, à la suite du mouvement d’indignation et de colère provoqué par le licenciement de Florence Simonet, la directrice adjointe de La Coursive le 15 juin 2019.

 

Non, nous ne sommes pas en guerre…

Alain, un Rochelais papa d’un petit garçon de six ans, figure parmi les contacts des Vigies de La Coursive ; à ce titre, il reçoit notre Lettre d’Information hebdomadaire. Cette semaine, il a écrit à notre association en l’invitant à signer un armistice avec les responsables de La Coursive, avec son directeur et la présidente du conseil d’administration.

Alain y voit une excellente raison : l’urgence climatique et celle de s’investir, au plan local, dans des projets à dominante écologique, dans l’intérêt des jeunes générations. Selon lui, il faut saisir l’opportunité du Territoire Zéro Carbone, initiative lancée par l’Agglomération de La Rochelle, pour entreprendre, tous ensemble, des actions concrètes. Et La Coursive ne saurait demeurer en dehors de cet indispensable engagement collectif et individuel.

Aussi, Alain propose-t-il la création d’un « incubateur zéro carbone » au sein de la Scène nationale de La Rochelle. Un projet qu’il souhaite voir porter par tous les acteurs de La Coursive, notamment les spectateurs Vigies. D’ou son souhait d’une « paix des braves »…

Alain a raison sur l’urgence climatique et les responsabilités des adultes d’aujourd’hui vis à vis des jeunes et futures générations. Mais, pour deux ou trois raisons que nous lui avons expliquées de vive voix, notre association n’adhérera pas à la démarche qu’il appelle de ses voeux.

  1. Les Vigies de La Coursive n’ont déclaré la guerre à personne. L’association a été créée à la suite d’un mouvement d’indignation et de colère provoqué par le licenciement « pour faute simple » de la directrice adjointe de la Scène nationale de La Rochelle le 15 juin 2019. L’objet des Vigies reste la « vigilance constante sur le fonctionnement interne de La Coursive ». A ce titre, l’association pose des questions à des personnes responsables de la structure, à des élus ; elle les interpelle. Des personnes invitées à exercer pleinement les responsabilités qui leur sont confiées en apportant les réponses attendues par des spectateurs/trices abonné(e)s, adhérent(e)s. De simples spectateurs, pas de féroces guerriers !
  • Pas de guerre, donc pas d’armistice à signer…
  1. A la création de l’association (23 septembre 2019), les douze membres fondateurs sont tombés d’accord sur un objet bien précis (la vigilance etc.). Ils ont été rejoints par d’autres spectateurs/trices au point de constituer un groupe solide et solidaire (cinquante adhérents). Moins de quatre mois après le lancement des Vigies, notre collectif ne se détournera pas de son objet initial.
  2.   Il reste, en effet, beaucoup à oeuvrer, notamment pour résoudre la crise interne profonde affectant La Coursive depuis des mois. Le quotidien régional « Sud Ouest » l’a encore évoquée, cette crise, dans son édition du 21 décembre 2019. A lire ici : https://www.sudouest.fr/2019/12/19/la-rochelle-une-mediation-en-cours-a-la-coursive-pour-tenter-de-renouer-le-dialogue-6976966-1391.php
  1. Que ce soit clair, les spectateurs/trices membres de l’association n’ont ni objectif ciblé, ni cible exclusive. Ils ne visent donc personne en particulier, appelant chacun(e) à ses responsabilités.
  1. Cela étant posé, chaque adhérent(e) de notre associations est, bien entendu, libre de s’engager pour d’autres causes aussi nobles, aussi importantes – voire plus… – que celle qu’ils/elles ont choisie d’accompagner à travers lesVigies.

Pas de doute, l’urgence climatique en fait partie !

Les Vigies de La Coursive

Abonnements: la position des Vigies de La Coursive

Lors d’une réunion de travail organisée le mardi 7 janvier 2020, les membres de l’association Les Vigies de La Coursive ont abordé la problématique de la campagne d’abonnements de la Scène nationale de La Rochelle. Au terme de leurs échanges, ils ont adopté la position suivante, transmise jeudi 9 janvier 2020 aux responsables de La Coursive, directeur, présidente et vice-président du conseil d’administration.

« La gestion des abonnements de La Coursive relève de la seule responsabilité du directeur de la Scène nationale de La Rochelle.

« C’est donc au directeur de La Coursive de mettre en oeuvre, dès la saison prochaine, les évolutions possibles des formules d’abonnements existantes et de l’organisation de la campagne d’abonnements.

« Il ne s’agit pas de tout remettre en cause, de balayer l’existant et ce pour deux raisons majeures :

• la progression des abonnements en 2019-2020 se limite à + 2,8% par rapport à la saison précédente (augmentation indiquée par le directeur lors de la réunion des abonnés relais du lundi 16 décembre 2019).

• la file d’attente de spectateurs voulant s’abonner (relais et individuels) observée le samedi 7 septembre 2019 – jour de l’ouverture des abonnements – doit mieux se gérer. En effet, les carences d’organisation détectées ce jour là à l’intérieur de La Coursive ont augmenté le temps d’attente des spectateurs dans des conditions inadmissibles.

« Il appartient au directeur de La Coursive de revoir son organisation pour cette journée d’ouverture des abonnements (et les suivantes) et de prendre les mesures adéquates pour éviter cette attente interminable et la longue suspension de la campagne d’abonnements subie en septembre 2019.

« Le directeur doit aussi revoir sa copie concernant l’ouverture mensuelle des réservations de spectacles afin de réduire, là encore, l’attente des spectateurs aux guichets (deux heures d’attente en moyenne).

« Le directeur de La Coursive assume ses responsabilités depuis la fin du mois d’août 2017, soit deux années pleines et quatre mois. Il a eu largement eu le temps d’observer le système d’abonnements en vigueur à la Scène nationale de La Rochelle.

« Dans ces conditions, Les Vigies de La Coursive attendent de lui des évolutions rapides – pas un bouleversement total – et ce dans la plus grande transparence vis à vis des spectateurs/trices abonné(e)s/ adhérent(e)s de la Scène nationale de La Coursive.

« Les Vigies de La Coursive pointent le danger d’une suppression radicale des groupes relais et d’un recours massif à la réservation via internet qui pourrait conduire à une privatisation de la billetterie de la Scène nationale si celle ci venait à être confiée à un opérateur extérieur (exemple, la FNAC).

« Le directeur de La Coursive n’ayant répondu à ce jour à aucun courrier de l’association Les Vigies de La Coursive (1), il est renvoyé à ses responsabilités pleines et entières sur cette question des abonnements.

Comme sur toutes les autres questions, le directeur de La Coursive est bien Responsable aux yeux des membres de l’association Les Vigies. »

Les Vigies de La Coursive le mardi 7 janvier 2020 à La Rochelle (17)

(1) Le 14 novembre 2019, dans une série de questions soumises par mail aux administrateurs de La Coursive, avant la rencontre du 21 novembre 2019, il était indiqué que l’association Les Vigies était prête à travailler avec les responsables de la Scène nationale de La Rochelle sur ce « sujet majeur » des abonnements. Le directeur de La Coursive, destinataire lui aussi de ce courrier, n’a jamais répondu à cette proposition.

Cinquante nuances de…Vigies

 

L’association Les Vigies de La Coursive vient d’enregistrer son adhésion numéro 50.

Elisabeth, de La Rochelle, est notre cinquantième adhérente. 

L’association est heureuse de l’accueillir. Elle rejoint Agnès, Isabelle​, Sylvie, Monique, Sophie, François, Jean-Pierre, Clément, Claude, Gérard etc.

Cinquante adhérent(e)s, cinquante spectateurs/trices de La Coursive, tous passionné(e)s de spectacle vivant, tous attaché(e)s au fonctionnement harmonieux de la Scène nationale de La Rochelle, tous attentifs/ves aux conditions de travail des salarié(e)s de la plus importante structure culturelle de la ville, de l’agglomération.

Cinquante adhérent(e)s avec, chacun(e), sa personnalité, son vécu, ses itinéraires familial et professionnel.
Cinquante nuances de…Vigies, donc, et un devoir, individuel et collectif, de vigilance à l’égard de La Coursive, de son accès à tous les publics, d’une transparence accru sur son fonctionnement et ses bilans financiers.

Cinquante, c’est peut-être un détail pour vous…Pour nous, ça veut dire beaucoup !

Mais, contrairement au panneau indicateur choisi en illustration, les Vigies de La Coursive ne se fixent aucune…limitation.

Les portes de l’association restent donc ouvertes à tou(te)s celles et ceux qui souhaitent partager notre démarche.

Pour nous rejoindre :  http://lesvigiesdelacoursive.com/les-infos

 

 

Les Vigies ne feront pas relâche en 2020 !

Les Vigies de La Coursive vous renouvellent, ici, leurs voeux les meilleurs, les plus chaleureux et les plus sincères, pour l’année 2020.

Des voeux à partager avec celles et ceux qui sont chers à votre coeur.

An neuf et…bonnes résolutions.

En fait, résolus…nous le sommes déjà. Et nous le demeurons !

Résolus à ne rien lâcher, à ne pas relâcher notre vigilance autour de la gouvernance de la Scène nationale de La Rochelle, autour des finances de celle-ci.

Résolus à poursuivre le chemin aux côtés des courageux salarié(e)s de La Coursive.

La souffrance au travail, la détresse au travail qu’ils ont dénoncées depuis novembre 2018 – plus d’une année ! – ne sont toujours pas réglées à l’interne. Le conseil d’administration de la Scène nationale a bien lancé un audit puis un accompagnement à la construction organisationnelle et, depuis le 10 décembre dernier, une médiation…

Mais, les effets de ces potions pas si magiques que ça tardent à se faire sentir. La Coursive entame l’année nouvelle sur fond de crise, le quotidien « Sud Ouest » l’a souligné le 20 décembre dernier. Comme pour rappeler que rien n’est réglé à ceux qui ont tiré bien vite un trait sur les conditions du licenciement (le 15 juin 2019) de Florence Simonet, la directrice adjointe de la Scène nationale.

Oui le spectacle continue à La Coursive. Oui les artistes offrent à un public toujours nombreux de formidables moments de beauté, plaisir et partage. Oui tout cela est vrai !

Oui mais…dans quelles conditions ?

Le directeur de La Coursive, responsable de la programmation mais aussi de la campagne d’abonnements, mais encore des conditions de travail du personnel et donc du climat social interne, ne répond plus aux journalistes professionnels exerçant dans les médias implantés à La Rochelle.

Le conseil d’administration (CA) de la Scène nationale est, lui aussi, aux abonnés absents pour ces mêmes médias. Mais aussi pour l’association des Vigies de La Coursive. Véronique Chatenay-Dolto, la présidente de ce CA, n’a toujours pas répondu à notre courrier daté du 28 novembre, à notre relance du 19 décembre.

Ce fonctionnement en vase clos peut-il durer encore longtemps ?

Les Vigies de La Coursive ont rencontré, le 21 novembre 2019, les élus de l’agglomération de La Rochelle et les ont sensibilisés à tous ces problèmes. Jean-François Fountaine, maire de La Rochelle, président de l’agglomération, les a assurés de sa vigilance personnelle à la bonne marche de la Scène nationale, au sort de ses salariés. Fort bien mais…

Mais, rien n’est encore réglé !

De la gouvernance en petit comité de La Coursive – sans aucun représentant des spectateurs abonnés adhérents – à la publication si aléatoire des bilans financiers sur le site du Journal officiel des Associations, de l’absence d’une convention d’objectifs que M « le directeur normal » aurait dû rédiger dans un délai de six mois après sa prise de fonctions (fin août 2017) à la crise sociale interne qui perdure, c’est une pièce d’une rare médiocrité qui se joue en coulisses.

Voilà quelques bonnes raisons pour lesquelles nous, Vigies de La Coursive, nous ne ferons pas relâche en 2020.

Et nous continuerons d’exercer notre devoir de vigilance.

Spectateurs abonnés et/ou adhérents finançant par nos recettes une Scène Nationale que nous comptons maintenir en haut de l’affiche, nous  ferons valoir, aussi, notre droit d’interpellation, et même de critique, à l’égard de celles et ceux qui failliraient à leurs missions et responsabilités vis à vis de La Coursive, de ses personnels et publics.

Qu’il s’agisse du directeur de La Coursive, de la présidente du conseil d’administration, des élus représentant les collectivités territoriales au sein de ce CA.

A toutes et à tous, y compris à ces responsables, bonne et heureuse année !

Les Vigies de La Coursive

Avec nos meilleurs voeux

Très Cher(e)s Ami(e)s Vigies de La Coursive,

Recevez, ici, nos voeux les meilleurs, les plus chaleureux et les plus sincères, pour cette année 2020.

Nous les accompagnons d’une magnifique chanson intitulée « Raices » (« Racines » en français, « Roots » en anglais) interprétée par le chanteur et bassiste camerounais Richard Bona, accompagné par le pianiste cubain Alfredo Rodriguez.

 

Tous les deux seront à l’affiche de La Coursive le samedi 14 mars prochain à 20 h 30.

Ce concert, unique, figure parmi les belles surprises qu’offrira la Scène nationale de La Rochelle à ses spectateurs dans les semaines et mois à venir.

En 2020, vous continuerez à suivre toute l’actualité des Vigies de La Coursive sur notre page Facebook  https://www.facebook.com/lesvigiesdelacoursive ainsi que sur le site internet de l’association www.lesvigiesdelacoursive.com

A vous toutes et tous – notamment à celles et ceux qui font vivre La Coursive au quotidien, salarié(e)s permanent(e)s et intermittent(e)s du spectacle – une belle, très belle année 2020.
                                                                                                                                                                             

       Les Vigies de La Coursive

Un silence total, sidérant…

Des questions restées sans réponses le jeudi 21 novembre, un courrier adressé le jeudi 28 novembre, à ce jour sans réponse…

Ne pas répondre aux membres de l’association Les Vigies de La Coursive, par ailleurs spectateurs/trices abonné(e)s adhérent(e)s de la Scène nationale de La Rochelle, semble devenir une habitude – une stratégie ? – pour le conseil d’administration (CA) de La Coursive.

Avec Véronique Chatenay-Dolto, la présidente de ce CA, nous faisons preuve d’une patience infinie depuis des semaines, des mois même.

Ainsi, notre association lui avait-elle demandé un rendez-vous le mercredi 2 octobre. Mme la Présidente nous a répondu le…29 octobre en fixant, elle-même, la date du…21 novembre pour cette entrevue. A la teneur de son mail, la présidente des Vigies, Annick Bourdin, comprend bien, alors, que Mme Chatenay-Dolto sera elle même présente le jour de la rencontre. La présidente de La Coursive demande, d’ailleurs, de lui adresser les questions que souhaite aborder notre association. Ce que nous faisons le jeudi 14 novembre.

Et puis, le 20 novembre, à la veille du rendez-vous, Mme Chatenay-Dolto nous fait savoir par mail que le conseil d’administration de La Coursive sera représenté par MM. Odin et Coppolani lors du rendez-vous accordé aux Vigies.

Pas le moindre mot d’excuse de sa part à propos de son absence personnelle à cette rencontre dont elle avait, elle même, choisi la date !

Le 21 novembre, la délégation des Vigies de La Coursive, reçue par MM.Odin et Coppolani, repart avec bien peu de réponses à toutes ses questions… Aussi, le jeudi 28 novembre, Annick Bourdin, la présidente de l’association, a-t-elle adressé toute une série de questions complémentaires à Véronique Chatenay-Dolto.

Le courrier de l’association a été envoyé par voie postale mais aussi par mail. Sept des huit administrateurs de La Coursive en furent également destinataires ; le huitième nous a indiqué, lui même, qu’il avait été informé de notre lettre à la présidente de la Scène nationale.

Donc, depuis le 28 novembre,  depuis plus de trois semaines,  l’ensemble du conseil d’administration de La Coursive est en possession des questions posées par écrit par les Vigies. De même que le directeur Franck Becker, concerné au premier chef par la plupart de nos interrogations de spectateurs abonnés adhérents…

A ce jour, pas de réponse, ni de la présidente, ni du directeur, ni des élus administrateurs, ni des autres membres du CA.

Le silence.

Total.

Sidérant…

Nos questions sont-elles si pertinentes que cela ? Exigent-elles tant de temps que cela pour préparer des réponses qui soient tout aussi pertinentes ? 

Les spectateurs abonnés adhérents de La Coursive n’ont-ils pas le droit de poser des questions sur tous les sujets concernant la Scène nationale de La Rochelle dont ils sont, à travers la billetterie (spectacles et cinéma), les premiers financeurs, avec la communauté d’agglomération de La Rochelle ?

Dans l’attente des réponses des responsables de La Coursive à nos questions – notamment de celles des élus siégeant au conseil d’administration… – les Vigies de La Coursive vous font témoin du courrier adressé le jeudi 28 novembre dernier à Mme Véronique Chatenay-Dolto.

A lire ici : LETTRE VERONIQUE CHATENAY DOLTO

Dans ce courrier, au paragraphe « Les comptes annuels de La Coursive », l’année du déficit évoquée par M.Coppolani n’apparaît pas dans la copie de la lettre proposée à votre lecture. En effet, cet argument du déficit a été évoqué par cet élu, le 21 novembre, pour ne pas répondre à l’une de nos questions sur les surcoûts engendrés, dans le budget actuel, par les interventions de cabinets d’audit ou de médiation à La Coursive. Les Vigies n’entendent pas donner publiquement du crédit à cette tactique de diversion de M.Coppolani. Seul(e)s les adhérent(e)s de notre association disposent de l’ensemble des éléments d’information sur ce point précis (année du déficit).