L’immense Chamboule-tout

16 mai, premier samedi après…déconfinement.

Sensations étranges : quelques libertés retrouvées, avec plus d’espaces ouverts à la balade, à la respiration. Indispensable mais…

Tous ces visages masqués dans la rue, les gestes barrières devenus automatiques rappellent que l’invisible virus n’est pas vaincu. 

Nous vivons avec ; pour combien de temps, nous ne le savons pas.

Les soignants, si sollicités depuis des mois, demeurent en première ligne, comme tant d’autres professionnels dévoués.,

Les enfants, pas tous, ont repris le chemin des écoles soumises à un  protocole sanitaire strict.

Des entreprises, des chantiers redémarrent mais cafés et restaurants restent fermés. Triste spectacle face aux Tours de La Rochelle !

Covid 19 a tué ; il a endeuillé des familles, bouleversé nos organisations, nos habitudes quotidiennes, suscité de multiples polémiques sur les masques, les vaccins. La pandémie nous plonge dans un océan d’incertitudes ; tant de questions légitimes attendent des réponses vraiment fiables.

Nos vies personnelles, familiales, sociales et professionnelles sont affectées par cet immense Chamboule-tout.

Diffusion et création culturelles, indispensables à notre équilibre personnel, sont touchées de plein fouet.

La Coursive a fermé, comme tant d’autres scènes où les artistes nous émerveillent, nous bouleversent, nous interpellent avec force et talent.

Rideau sur le spectacle vivant ! Jusqu’à quand ? Nul ne le sait.

Le directeur de La Coursive a dû annuler 22 spectacles programmés ce printemps ; il a pu en reporter 80% sur la saison prochaine. Idem à La Coupe d’Or de Rochefort, scène également sous sa responsabilité (11 spectacles annulés).

La Scène nationale de La Rochelle a eu recours au chômage partiel pour une partie de son personnel. Côté administration, gestion et direction, d’autres salarié(e) assurent la continuité du service, quelques un(e)s sur site, les autres en télétravail. Et ce au temps du confinement, comme depuis lundi dernier. Hier vendredi 15 mai, une dizaine d’entre eux étaient, ainsi, à pied d’oeuvre au sein même de la structure, toujours fermée au public.

Les Vigies maintiennent leur soutien moral indéfectible à toute l’équipe de La Coursive plongée, elle aussi, dans cette crise sans précédent.

Cette semaine sur RCF 17, la radio chrétienne, Franck Becker s’est exprimé sur « la grande inconnue de la reprise, qui interroge et angoisse notre profession ».

Le directeur de La Coursive n’a pas évoqué, alors, la Lettre ouverte à Alain Rousset, président de la Nouvelle Aquitaine, qu’il a co-signée avec les patrons de six autres Scènes nationales. Lettre par laquelle ces directeurs demandent un rendez-vous à l’élu, à la suite d’une diminution de 100 000 euros de la subvention accordée par la Région au Théâtre Auditorium de Poitiers (lire cette Lettre ouverte à Alain Rousset )

Concernant La Coursive, l’engagement des collectivités territoriales  pour 2020 paraît solide. Pour autant, les recettes de la billetterie spectateurs représentant 35% de son budget (contre 20 à 25% dans les autres structures), la Scène nationale de La Rochelle se trouverait plus fragilisée que d’autres par la situation actuelle. Franck Becker le laisse entendre dans un article mis en ligne par France 3 Nouvelle Aquitaine le 28 avril. A lire ici : la-rochelle/deconfinement-inquietudes-beaucoup-questions-responsables-salles-spectacles-rochelaises-1821880.html

Face aux problématiques nouvelles et complexes de la Scène nationale de La Rochelle, l’association Les Vigies de La Coursive demeure, pour sa part, spectatrice bien impuissante mais pas insensible.

Plus que jamais, Les Vigies expriment leur solidarité totale à l’égard des personnels administratifs et techniques de La Coursive, des intermittents du spectacle et artistes faisant vivre et briller ce magnifique  joyau, mais aussi tous les autres lieux de création.

N’en oublions aucun sur cette route semée d’embûches.

Les Vigies de La Coursive

 

Leur « Séquence du spectateur » ne tient pas debout !

Comment dénicher le/la spectateur/trice idoine capable de siéger bien sagement au conseil d’administration (CA) de La Coursive ? Franck Becker, le directeur, et Véronique Chatenay-Dolto, la présidente du CA, ont élaboré une stratégie hors pair. Déjà découverte par les Vigies, et dénoncée par notre association !

1. LE CONTEXTE

Fin août 2019, en recevant une délégation du collectif La Coursive en colère (1) puis devant les spectateurs rassemblés dans le Grand Théâtre pour la présentation de la saison 2010-2020, Véronique Chatenay-Dolto avait annoncé l’intention du conseil d’administration de La Coursive – qu’elle préside – de s’ouvrir aux spectateurs (2).

En fait, un seul siège sur les douze que totalise ce conseil d’administration fermé et verrouillé à double tour, est, alors, promis à un unique représentant des spectateurs de la Scène nationale de La Rochelle.

Un seul siège – peut-être deux aujourd’hui ? – pour les 8323 abonnés de la saison actuelle (3) ET tous les spectateurs achetant une (ou plusieurs) place()s pour une séance de cinéma, un concert, une représentation théâtrale. Un siège unique aussi pour les 11 000 adhérents de La Coursive, ayant réglé leur carte annuelle.

Un siège, un seul – peut être deux ? – pour représenter tout ce monde là… c’est une concession MAJEURE à la représentativité légitime de vos publics, Madame la Présidente de La Coursive ! Cela traduit votre formidable volonté d’ouverture…

Les nombreux(ses) spectateurs/trices de La Coursive vous exprimeront leur gratitude infinie jusqu’à la fin de votre mandat (trois années, mandat renouvelable).

Un siège – peut-être deux ?- pour les spectateurs/trices soit !

Mais comment sera choisi(e) l’heureux/se élu(e) appelé(e) à siéger aux côtés des six membres de droit et des membres associés actuels ?

2. UNE SÉLECTION EN CATIMINI

Pour ce faire, Franck Becker, le directeur de La Coursive, et Véronique Chatenay-Dolto, la présidente du conseil d’administration, viennent d’ouvrir une étonnante « Séquence du Spectateur » qui fera jaser dans les chaumières.

Selon les informations en notre possession, le directeur de la Scène nationale de La Rochelle a noué contact téléphonique avec quelques fidèles spectateurs/trices, abonné(e)s cette saison à treize spectacles, et il les a convié(e)s à un entretien… d’embauche. 

Ensuite, cela se passe ainsi…

Accompagnée de Franck Becker,  Véronique Chatenay-Dolto demande à chacun de ses interlocuteurs s’il veut bien participer, à l’avenir, aux travaux du conseil d’administration de La Coursive. Chaque personne reçue est aussi invitée à exprimer son sentiment sur la crise sociale qui agite la Scène nationale de La Rochelle depuis des mois et des mois. Des fois, peut-être, qu’une impertinente Vigie sommeillerait en elle…

Tout cela est mené, bien entendu avec la plus extrême civilité. A la fin de chaque rencontre, il est indiqué à chaque spectateur/trice qu’il sera recontacté(e), la sélection du futur spectateur/trice administrateur/trice devant être opérée à la suite de l’ensemble des entretiens (une dizaine, au maximum).

3. LES QUESTIONS DES VIGIES

Bravo pour ce travail, Monsieur le Directeur, Madame la Présidente. Mais votre formidable initiative interpelle, forcément, les Vigies de La Coursive et les conduit à poser, à VOUS POSER, les questions suivantes :

  • Pourquoi la démarche que vous avez entreprise pour choisir le/la futur(e) représentant(e) des spectateurs/trices au conseil d’administration de La Coursive n’a-t-elle pas été rendue publique en amont de vos entretiens ?
  • Pourquoi n’avez-vous pas lancé un appel public à candidatures pour ce siège (ou ces deux sièges…) de représentant(e) des spectateurs/trices ?
  • Sur quels critères objectifs ont été choisi(e)s les abonné(e)s fidèles reçu(e)s par vous deux en entretien préalable ? Pourquoi eux et pas d’autres ayant souscrit, eux aussi, un abonnement à treize spectacles ?
  • Sur quels autres critères précis allez-vous (ou avez-vous déjà…) sélectionné le/la futur(e) représentant(e) des spectateurs/trices au conseil d’administration ? 
  • Enfin, les statuts actuels de l’association La Coursive vous permettent-ils de conduire, vous même, cette initiative de sélection ? La réponse est non. Lire ci-dessous : « ce que disent et permettent les statuts actuels ».

Dès lors, notre association vous invite, Mme Chatenay-Dolto, M. Becker à stopper net toutes ces démarches entreprises en tout petit comité.

La Coursive n’est pas VOTRE PROPRIÉTÉ et vous avez le devoir majeur de respecter l’ensemble des spectateurs/trices adhérent(e)s, abonné(e)s et occassionnel(le)s qui fréquentent la Scène nationale de La Rochelle.

Même si le conseil d’administration (CA) de La Coursive ne doit accueillir qu’ un(e) seul(e) et unique représentant(e) des spectateurs/trices, cette ouverture du CA doit être conduite au vu et au su de toutes et tous, par le seul conseil d’administration de La Coursive. 

Quant au directeur, il ferait bien de se consacrer aux multiples problèmes sociaux à régler, encore à l’heure actuelle, au sein de la Scène nationale rochelaise.

(1) Le collectif « La Coursive en colère » a vu le jour le 20 juin 2019, à la suite du licenciement violent de Florence Simonet, la directrice adjointe de la Scène nationale de La Rochelle. L’association « Les Vigies de La Coursive » a pris le relais de ce collectif depuis le 23 septembre 2019.

(2) Déclaration de Véronique Chatenay-Dolto le vendredi 30 août 2019 devant les spectateurs de La Coursive, lors de la soirée de présentation de la saison 2019 – 2020 : « je trouve que les spectateurs doivent trouver une meilleure représentation au sein du conseil d’administration et nous avons décidé que, cette saison, ce sera chose faite. »

(3) Il s’agit du total des abonnés individuels et collectifs (via les groupes-relais), un chiffre donné par Franck Becker, le directeur de La Coursive lors de la réunion des groupes relais le 16 décembre 2019.

 

Ce que disent et permettent les statuts actuels…

Dans les statuts de La Coursive en vigueur depuis le jeudi 16 mai 2019.

Si un(e) spectateur/trice de La Coursive doit intégrer, à l’avenir, le conseil d’administration (CA) de La Coursive, ce sera au titre de membre associé.

Les statuts de La Coursive ont été remaniés l’année dernière. Les statuts régissant la composition et le fonctionnement du conseil d’administration de la Scène nationale de La Rochelle datent du jeudi 16 mai 2019.

Qui peut présenter la candidature d’un nouveau membre associé au conseil d’administration de La Coursive ? Selon les statuts en vigueur, seuls les partenaires publics peuvent entreprendre cette démarche (lire ci contre).

Qui sont ces partenaires publics ? Cela n’est pas explicité dans les statuts mais, en règle générale, les partenaires publics sont les autorités publiques représentant l’Etat et les collectivités territoriales.

Dans le cas précis de La Coursive, l’on comprend que ces partenaires publics sont les membres de droit siégeant au conseil d’administration de la Scène nationale de La Rochelle. 

Ni Franck Becker, le directeur de La Coursive, ni Véronique Chatenay-Dolto, la présidente du conseil d’administration de la Scène nationale de La Rochelle ne figurent parmi les membres de droit et les partenaires publics de La Coursive. Le premier ne siège pas au CA ; la seconde, qui fut elle même choisie par les partenaires publics avant d’accéder à la présidence, est membre associée.

Et donc, à quel titre, Franck Becker et Véronique Chatenay-Dolto ont-ils lancé le recrutement d’un(e) spectateur/trice appelé(e) à siéger au conseil d’administration de La Coursive ?

 

Dans quelles conditions a été recruté le directeur adjoint ?

Le recrutement de Stéphane Treille débarquant, comme Franck Becker, de Quimper, interpelle tous ceux qui ont encore en tête le licenciement brutal, en juin 2019, de Florence Simonet, la directrice adjointe précédente.

De fait, la toute récente nomination de Stéphane Treille aux fonctions de directeur adjoint de La Coursive, Scène Nationale de La Rochelle, et de La Coupe d’Or, Scène conventionnée de Rochefort, pose un certain nombre de questions…

En juin 2019, c’est la présidente du conseil d’administration de La Coursive qui fait part du licenciement brutal de Florence Simonet, la directrice adjointe de la Scène nationale de La Rochelle, en poste depuis 29 ans. En février 2020, huit mois plus tard, c’est le « directeur normal » de La Coursive qui annonce, au sein de la structure secouée par une crise sociale sans précédente, la nomination d’un nouveau directeur adjoint. Normal ? Vraiment normal ? 

Le choix d’un directeur adjoint au sein d’une Scène nationale ne relève pas d’une procédure encadrée comme l’est le recrutement du nouveau patron de ce type de structure. On se souvient que la succession de Jackie Marchand, l’emblématique directeur de La Coursive parti à la retraite en 2017, avait donné lieu à appel à candidatures avec publication dans des journaux spécialisés (Télérama et La Lettre du Spectacle), puis sélections et auditions par un jury comprenant membres du conseil d’administration et personnalités qualifiées.

C’est ainsi que Franck Becker a été retenu pour diriger la Scène Nationale de La Rochelle et qu’il a quitté Quimper durant l’été 2017 pour rallier la ville « belle et rebelle ».

Pour son nouvel adjoint, rien de tel…

Rien n’interdit, toutefois, de poser des questions.

Qui a recruté Stéphane Treille ? Le « directeur normal » de La Coursive ? Ou le conseil d’administration qui avait suppléé Franck Becker en juin 2019 pour virer son adjointe de l’époque ?

Par quel biais, les professionnels, candidats éventuels à la fonction, ont-ils appris qu’un poste de directeur adjoint était ouvert au recrutement à La Rochelle et Rochefort ? Par une publication spécialisée ? Par une annonce déposée dans un cabinet de recrutement spécialisé ? Juste par le bouche à oreille ?

Combien de candidats ont-ils postulé à cette fonction si enviée de bras droit du « directeur normal » de La Coursive (mais aussi de La Coupe d’Or, la scène conventionnée de Rochefort) ?

Qui a opéré les entretiens, la sélection ? Franck Becker lui-même ? La présidente du conseil d’administration Véronique Chatenay-Dolto ? Ou un jury composé pour la circonstance par La Coursive et La Coupe d’Or, les deux scènes concernées ?

Pourquoi les Vigies de La Coursive posent-elles autant de questions sur ce recrutement ? 

Sans doute parce que Stéphane Treille, dont les compétences professionnelles ne sont absolument pas en cause, arrive du Théâtre de Cornouaille à Quimper (Finistère) où il avait été, déjà, recruté en 2013 alors que Franck Becker était directeur de la structure bretonne…

Les deux hommes ont d’ailleurs travaillé ensemble pendant trois ans et demi avant que le directeur du Théâtre de Cornouaille ne boucle ses valises pour La Rochelle en août 2017. Il est certain que cette longue durée de travail en commun aura permis à MM. Becker et Treille de nouer des relations de confiance mutuelle.

Bien entendu, il n’est pas interdit à un directeur de vouloir s’entourer de personnes compétentes et de confiance. Ce serait même recommandé…

Mais afin que le recrutement de Stéphane Treille par La Coursive ne soit pas assimilé à la cooptation pure et simple d’un de ses anciens collaborateurs bretons par le « directeur normal », il serait utile que ce dernier et surtout le conseil d’administration de la Scène nationale de La Rochelle s’expliquent sur les conditions exactes de l’embauche de ce nouveau directeur adjoint.

Par exemple, à travers un communiqué transmis à la presse qui éclairerait le plus grand nombre, et pas seulement une petite association posant vraiment trop de questions…

Dans ce domaine, comme dans bien d’autres, La Coursive doit lever bien des ambiguïtés. Le mutisme de ses responsables devient aussi incompréhensible qu’intenable sur le long terme !

Quimper recherche déjà le remplaçant de Stéphane Treille

Le Théâtre de Cornouaille à Quimper a lancé, dès à présent, le recrutement du successeur de son administrateur actuel, Stéphane Treille, en partance pour La Rochelle au cours du mois de mai. La Scène bretonne a publié une annonce en ce sens sur le site du cabinet de recrutement ProfilCulture.

Le Théâtre de Cornouaille à Quimper recrute sur…Proficulture !

Profilcuture ? Un cabinet bien connu à La Coursive puisque, à partir du mois de septembre 2019, il a assuré une mission d’ « accompagnement à la construction organisationnelle » pour le compte de la Scène nationale de La Rochelle.

Le monde est petit !

 

De Quimper à La Rochelle, une deuxième recrue !

Administrateur du Théâtre de Cornouaille à Quimper (Finistère) depuis 2013, Stéphane Treille a été nommé directeur adjoint de La Coursive (La Rochelle) et de La Coupe d’Or (Rochefort) Photo Le Télégramme de Brest.

Le nouveau bras droit de Franck Becker s’appelle Stéphane Treille.

L’actuel administrateur du Théâtre de Cornouaille à Quimper (Finistère) a été nommé, en effet, directeur adjoint de la Scène nationale La Coursive de La Rochelle mais aussi de La Coupe d’Or, la Scène conventionnée de Rochefort.

Le nouveau directeur adjoint des deux théâtres prendra ses fonctions à temps complet dans la première quinzaine du mois de mai 2020.

Stéphane Treille occupe la fonction d’administrateur du Théâtre de Cornouaille depuis janvier 2013. C’est le directeur de l’époque qui l’a embauché à Quimper. Ce directeur se nommait…Franck Becker (1).

Lorsque Franck Becker a quitté Quimper pour La Rochelle, Stéphane Treille a assuré l’intérim de la direction du Théâtre de Cornouaille pendant quelques mois, jusqu’à l’arrivée de Vincent Léandri, le nouveau directeur, en septembre 2017. Vincent Léandri en provenance de…Rochefort et du Théâtre de La Coupe d’Or !

Franck Becker et Stéphane Treille ont donc travaillé ensemble durant trois ans et demi au sein du Théâtre de Cornouaille. Ils ont eu le temps de s’apprécier. A plusieurs reprises, devant des salarié(e)s de La Coursive, le  » directeur normal  » de la Scène nationale de La Rochelle, a couvert de louanges l’administrateur de la scène quimpéroise.

La nomination de Stéphane Treille comme directeur adjoint de La Coursive ( et donc aussi de La Coupe d’Or) n’étonne donc guère les personnels de la Scène nationale de La Rochelle. C’est d’ailleurs le premier nom qui leur était venu à l’esprit lorsque Franck Becker a commencé à esquisser devant eux le portrait de son futur bras droit et les qualités indispensables à celui-ci.

Le profil de Stéphane Treille laisse à penser qu’il interviendra dans les domaines administratif, ressources humaines et gestion financière de La Coursive, en liaison avec la secrétaire générale Cécile Fleury dont le champ d’action, cantonné jusque là à Rochefort, a été élargi, depuis quelques semaines, à La Rochelle et à sa Scène nationale.

Avec l’arrivée de Stéphane Treille à La Rochelle, faisant suite à celle de Franck Becker fin août 2017, le Théâtre de Cornouaille à Quimper s’affiche comme un sacré pourvoyeur de talents et de compétences pour La Coursive. 

L’itinéraire de Stéphane Treille

Pour savoir qui est le futur directeur adjoint des théâtres de La Rochelle et Rochefort, rien de plus simple… Il suffit de se reporter à son parcours professionnel détaillé par le réseau social pour professionnels Viadeo.

A propos de Stéphane Treille, on y apprend ceci :

2003 à 2010 : Administrateur du Domaine de Kerguéhennec, centre d’art contemporain propriété du Conseil départemental du Morbihan https://www.kerguehennec.fr/

2006-2007 : Master à l’Université Paris Dauphine.

2011-2012 : Institut d’Etudes Politiques de Rennes (Ille et Vilaine) ; cursus Action et Espace publics en Europe.

Octobre 2012 à janvier 2013 : Responsable administratif et financier au sein du Grand Théâtre de Lorient (Morbihan).

Depuis janvier 2013 : Administrateur du Théâtre de Cornouaille à Quimper (Finistère).

(1) Franck Becker a dirigé le Théâtre de Cornouaille à Quimper (Finistère) entre 2009 et août 2017, date de sa prise de fonction à la Scène nationale de La Rochelle.

Le « directeur normal » n’a pas tenu son engagement

C’est un texte signé au mois de juillet 2018 par Franck Becker au titre de directeur de La Coupe d’Or (Rochefort) et directeur de La Coursive (La Rochelle).

C’est un texte qui est toujours en ligne ce mardi 18 février 2020 sur le site internet de La Coupe d’Or, le théâtre conventionné de Rochefort. La preuve ici : http://www.theatre-coupedor.com/theatre-coupedor/principal/la-coupe-dor/rapprochement-coupe-dor-coursive

Dans ce texte (voir aussi la capture d’écran illustrant cet article), le directeur de La Coupe d’Or ET de La Coursive annonce bien qu’il finalisera « cet automne « (comprenez l’automne 2018) pour « chacun d’eux » (comprenez chacun des deux théâtres) « une convention pluriannuelle d’objectifs ».

Signature du texte : juillet 2018 ;  engagement pris pour l’automne 2018. Nous sommes en février 2020 et La Coursive, la Scène nationale de La Rochelle, ne dispose toujours pas de la convention pluriannuelle d’objectifs promise par son « directeur normal » pour l’automne 2018. Ou si c’est désormais le cas, cette fameuse convention est sacrément bien cachée et personne n’a crié sur les toits qu’elle était enfin rédigée!

Pour la Coupe d’Or, Les Vigies de La Coursive ignorent si le directeur a tenu ou non cet engagement. En tout état de cause, aucune convention pluriannuelle d’objectifs n’a fait l’objet d’article de presse récent. Et le document n’est pas en ligne sur le site internet du théâtre de Rochefort qui affiche un texte général sur ce sujet : http://www.theatre-coupedor.com/le-theatre-de-la-coupe-dor/une-scene-conventionnee

Donc, comme en attestent, ce jour, Les Vigies de La Coursive, le « directeur normal » de La Coursive n’a pas tenu l’engagement d’une convention pluriannuelle d’objectifs pour chacun des deux théâtres qu’il dirige à La Rochelle et Rochefort. Et il laisse figurer cet engagement signé de sa propre main sur le site internet de l’un de ces deux théâtres.

Cela voudrait-il dire que 

  • 1. Le « directeur normal » n’est pas en capacité de tenir un engagement important ?
  • 2. Le « directeur normal » ne contrôle plus, aujourd’hui, la situation et laisse en ligne sur le site internet de La Coupe d’Or un engagement qu’il n’a pas été en capacité de tenir dans les délais qu’il a lui même annoncés ?
  • 3. Les 1 et 2 mon général ?

En tout état de cause, ce n’est pas la première fois que Les Vigies de La Coursive pointent la défaillance de ce « directeur normal » en matière de rédaction d’une convention pluriannuelle d’objectifs. Le 27 novembre 2019, notre association rappelait « l’ardente obligation » de ce document pour toute Scène nationale dans le texte suivant : http://lesvigiesdelacoursive.com/la-convention-dobjectifs-une-ardente-obligation

Et, donc, ce mardi 18 février 2020, les Vigies posent à nouveau la question au conseil d’administration de La Coursive appelé à se réunir demain mercredi 19 février 2020: jusqu’à quand les administrateurs responsables de la Scène nationale de La Rochelle vont-ils tolérer un fonctionnement SANS convention pluriannuelle d’objectifs ?

 

Capture d’écran réalisée ce mardi 18 février 2020 sur le site internet de La Coupe d’Or, théâtre conventionné de Rochefort.

 

 

Les Vigies de La Coursive ont écrit au préfet

Le représentant de l’Etat en Charente-Maritime est membre de droit du conseil d’administration (CA) de La Coursive. Notre association l’a alerté, à ce titre, sur la situation sociale avant la réunion du CA du mercredi 19 février.

 

Nicolas Basselier, préfet de la Charente-Maritime.

Voici la teneur du mail adressé par Annick Bourdin, présidente des Vigies de La Coursive, à Nicolas Basselier, préfet de la Charente-Maritime,  ce lundi 17 février 2020.

 » Monsieur le Préfet ,
Les statuts de l’association loi 1901 La Coursive, gestionnaire de la Scène nationale de La Rochelle (17) ont été modifiés à la date du 16 mai 2019.
Ils indiquent à leur article 2 les membres de droit de ladite association :

Pour l’État, deux représentants
– le (la) préfet(e) ou son/sa représentant(e)
– le (la) DRAC (directeur/trice régional(e) des Affaires culturelles) ou son/sa représentant(e)

L’association Les Vigies de La Coursive, composée de spectateurs/trices adhérent(e)s abonné(e)s de La Coursive, attire votre attention, au titre de membre de droit, sur la situation sociale au sein de la Scène nationale de La Rochelle.
Le spectacle continue mais, en coulisses, la souffrance au travail dénoncée par une majorité des salarié(e)s en novembre 2018 n’est pas réglée à ce jour.
L’intervention, coûteuse, de deux cabinets spécialisés (en audit et conseil) et une médiation avortée n’ont guère apaisé les relations entre le directeur en fonction depuis août 2017 et les personnels.
Le licenciement de la directrice adjointe de la structure en août 2919 (après 27 années de présence irréprochable) n’a pas arrangé les choses.

De leur côté, les spectateurs/trices adhérent(e)s à l’association Les Vigies de La Coursive posent, depuis des mois, des questions sur la gouvernance de la Scène nationale de La Rochelle, ses finances, les votes et les décisions du conseil d’administration, la situation sociale. Or, ils se heurtent au silence de la présidente du conseil d’administration, Mme Véronique Chatenay-Dolto.
La billetterie (spectacle vivant + cinéma) représentant 37% des recettes de La Coursive, ces spectateurs/trices estiment être en droit d’obtenir des réponses précises à leurs interrogations.
D’autres Scènes nationales (par exemple Le Moulin du Roc à Niort) traitent mieux leurs spectateurs que La Coursive en intégrant plusieurs de leurs représentants au sein de leurs instances décisionnaires.

Un conseil d’administration de La Coursive est convoqué le mercredi 19 février 2020.
Le préfet de la Charente-Maritime compte-t-il y siéger, comme cela fut parfois le cas dans le passé ?
Sinon, quel(le) sera votre représentant(e) lors de cette réunion ?

Notre association fait appel à votre vigilance extrême, aujourd’hui et demain, sur la situation sociale et financière de la Scène nationale de La Rochelle.
Elle demeure à votre entière disposition pour vous informer plus complètement sur ses démarches et ses attentes. »

Annick Bourdin
Présidente Les Vigies de La Coursive

Extraits des statuts de l’association loi 1901 La Coursive, statuts en vigueur depuis le 16 mai 2019. A lire l’article 2 relatif à la composition du conseil d’administration avec comme membre de droit le préfet de la Charente-Maritime ou son représentant.

La Présidente ne peut pas recevoir les Vigies…

Notre association lui avait demandé une entrevue le mercredi 19 février 2020, jour de réunion du conseil d’administration de la Scène nationale de La Rochelle.

Annick Bourdin, la présidente de l’association Les Vigies de La Coursive, a reçu ce lundi 17 février 2020 à 8 h 34 le mail suivant de Véronique Chatenay-Dolto, présidente du conseil d’administration de La Coursive :

« Madame la Présidente,
« J’ai bien reçu votre message. Je ne suis pas en mesure de répondre favorablement à votre demande de rendez-vous le 19/02/20. Nous reprendrons contact ultérieurement, bien à vous. »

Les adhérents de l’association Les Vigies de La Coursive sont très heureux de ce signe de vie que leur donne – enfin ! – Véronique Chatenay-Dolto ce lundi 17 février.
Ils étaient, en effet, en attente d’une (petite) preuve d’intérêt, d’un accusé de réception, voire d’une réponse détaillée, argumentée depuis le…28 novembre 2019, date de leur dernier courrier demeuré, à ce jour, lettre morte.

Deux mois et vingt jours sans nouvelle aucune de la présidente du conseil d’administration de La Coursive et voilà que, ce matin, l’espoir renaît !
Véronique Chatenay-Dolto assure même : « nous reprendrons contact ultérieurement. »

A travers cette dernière affirmation, les Vigies comprennent que l’initiative d’une rencontre future reviendra à la présidente du conseil d’administration.
Nous attendons donc qu’elle reprenne contact avec l’association.

Sans laisser passer, si possible, deux mois et vingt jours de plus…

L’exemple du Moulin du Roc à Niort

Et si pour sa gouvernance, La Coursive s’inspirait d’une Scène nationale située à 70 kilomètres de La Rochelle : Le Moulin du Roc à Niort (79) ?

A Niort, Le Moulin du Roc est une Scène nationale conventionnée, au même titre que La Coursive à La Rochelle. La structure de la capitale des Deux-Sèvres est gérée, elle aussi, par une association loi 1901. Mais, à l’automne 2014, ladite association a fait évoluer sa gouvernance. Elle est passée d’un conseil d’administration classique à un conseil de surveillance et à un directoire.

Au début de l’année 2015, Michel Berthod, ancien directeur de l’INA (Institut national de l’audiovisuel), est devenu le président du nouveau conseil de surveillance du Moulin du Roc. La Nouvelle République du Centre Ouest le présentait alors comme la nouvelle… vigie de la Scène nationale niortaise ! Lire ici https://www.lanouvellerepublique.fr/niort/michel-berthod-nouvelle-vigie-du-moulin-du-roc

Dans la gouvernance actuelle du Moulin du Roc, nous attirons toute votre attention sur la composition du conseil de surveillance : trois collèges de neuf membres chacun : 

  • collège 1 : les membres de droit
  • collège 2 : les représentants des adhérents usagers, élus par l’assemblée générale des adhérents usagers (la dernière a eu lieu le 16 janvier 2018
  • collège 3 : les personnalités qualifiées désignées lors du conseil de surveillance en date du 8 février 2018. (Voir aussi les documents ci-dessous, extraits du site internet de la Scène nationale niortaise)

Les Vigies de La Coursive pointent ici le collège 2 composé par des spectateurs adhérents usagers élus par leurs pairs. 

Nous sommes bien loin de l’ouverture du conseil d’administration (CA) de La Coursive à UN SEUL SPECTATEUR/TRICE adhérent(e)/abonné(e). Ouverture envisagée par la présidente du CA, Véronique Chatenay-Dolto, l’heureux/se élu(e) n’étant même pas élue par les autres spectateurs/trices de la Scène nationale de La Rochelle mais coopté(e) par le CA, oui coopté(e). Sur quels critères ? Le saura-t-on un jour ?

Il faut aussi s’intéresser au directoire du Moulin du Roc. Fort de sept membres, il comprend trois représentants du collège 2 des adhérents usagers dont le président Michel Berthod. Ces trois représentants ne sont donc pas majoritaires au sein de ce directoire mais ils ont accès à l’ensemble des informations liées au pilotage de la Scène nationale de Niort.

Se heurtant depuis des mois à l’opacité du fonctionnement du conseil d’administration fermé de La Coursive, l’association Les Vigies demande l’ouverture d’une réflexion globale sur la gouvernance de la Scène nationale de La Rochelle, au lendemain des élections municipales.

Ce qui est possible à Niort doit l’être aussi à La Rochelle.

Il n’y a aucune raison valable, en effet, pour que les spectateurs de La Coursive, qui assurent 37% des recettes de la structure à travers la billetterie, ne disposent pas de plusieurs représentants élus par eux-mêmes au conseil d’administration/ou de surveillance.

Si contestée ces derniers mois pour les décisions qu’elle a prise en matière de ressources humaines, la gouvernance de la Scène nationale de La Rochelle doit accepter le débat d’idées, les oppositions éventuelles et s’ouvrir de façon large à ces spectateurs/trices sans lesquel(le)s La Coursive n’a pas de raison d’exister.