Leur « Séquence du spectateur » ne tient pas debout !

Comment dénicher le/la spectateur/trice idoine capable de siéger bien sagement au conseil d’administration (CA) de La Coursive ? Franck Becker, le directeur, et Véronique Chatenay-Dolto, la présidente du CA, ont élaboré une stratégie hors pair. Déjà découverte par les Vigies, et dénoncée par notre association !

1. LE CONTEXTE

Fin août 2019, en recevant une délégation du collectif La Coursive en colère (1) puis devant les spectateurs rassemblés dans le Grand Théâtre pour la présentation de la saison 2010-2020, Véronique Chatenay-Dolto avait annoncé l’intention du conseil d’administration de La Coursive – qu’elle préside – de s’ouvrir aux spectateurs (2).

En fait, un seul siège sur les douze que totalise ce conseil d’administration fermé et verrouillé à double tour, est, alors, promis à un unique représentant des spectateurs de la Scène nationale de La Rochelle.

Un seul siège – peut-être deux aujourd’hui ? – pour les 8323 abonnés de la saison actuelle (3) ET tous les spectateurs achetant une (ou plusieurs) place()s pour une séance de cinéma, un concert, une représentation théâtrale. Un siège unique aussi pour les 11 000 adhérents de La Coursive, ayant réglé leur carte annuelle.

Un siège, un seul – peut être deux ? – pour représenter tout ce monde là… c’est une concession MAJEURE à la représentativité légitime de vos publics, Madame la Présidente de La Coursive ! Cela traduit votre formidable volonté d’ouverture…

Les nombreux(ses) spectateurs/trices de La Coursive vous exprimeront leur gratitude infinie jusqu’à la fin de votre mandat (trois années, mandat renouvelable).

Un siège – peut-être deux ?- pour les spectateurs/trices soit !

Mais comment sera choisi(e) l’heureux/se élu(e) appelé(e) à siéger aux côtés des six membres de droit et des membres associés actuels ?

2. UNE SÉLECTION EN CATIMINI

Pour ce faire, Franck Becker, le directeur de La Coursive, et Véronique Chatenay-Dolto, la présidente du conseil d’administration, viennent d’ouvrir une étonnante « Séquence du Spectateur » qui fera jaser dans les chaumières.

Selon les informations en notre possession, le directeur de la Scène nationale de La Rochelle a noué contact téléphonique avec quelques fidèles spectateurs/trices, abonné(e)s cette saison à treize spectacles, et il les a convié(e)s à un entretien… d’embauche. 

Ensuite, cela se passe ainsi…

Accompagnée de Franck Becker,  Véronique Chatenay-Dolto demande à chacun de ses interlocuteurs s’il veut bien participer, à l’avenir, aux travaux du conseil d’administration de La Coursive. Chaque personne reçue est aussi invitée à exprimer son sentiment sur la crise sociale qui agite la Scène nationale de La Rochelle depuis des mois et des mois. Des fois, peut-être, qu’une impertinente Vigie sommeillerait en elle…

Tout cela est mené, bien entendu avec la plus extrême civilité. A la fin de chaque rencontre, il est indiqué à chaque spectateur/trice qu’il sera recontacté(e), la sélection du futur spectateur/trice administrateur/trice devant être opérée à la suite de l’ensemble des entretiens (une dizaine, au maximum).

3. LES QUESTIONS DES VIGIES

Bravo pour ce travail, Monsieur le Directeur, Madame la Présidente. Mais votre formidable initiative interpelle, forcément, les Vigies de La Coursive et les conduit à poser, à VOUS POSER, les questions suivantes :

  • Pourquoi la démarche que vous avez entreprise pour choisir le/la futur(e) représentant(e) des spectateurs/trices au conseil d’administration de La Coursive n’a-t-elle pas été rendue publique en amont de vos entretiens ?
  • Pourquoi n’avez-vous pas lancé un appel public à candidatures pour ce siège (ou ces deux sièges…) de représentant(e) des spectateurs/trices ?
  • Sur quels critères objectifs ont été choisi(e)s les abonné(e)s fidèles reçu(e)s par vous deux en entretien préalable ? Pourquoi eux et pas d’autres ayant souscrit, eux aussi, un abonnement à treize spectacles ?
  • Sur quels autres critères précis allez-vous (ou avez-vous déjà…) sélectionné le/la futur(e) représentant(e) des spectateurs/trices au conseil d’administration ? 
  • Enfin, les statuts actuels de l’association La Coursive vous permettent-ils de conduire, vous même, cette initiative de sélection ? La réponse est non. Lire ci-dessous : « ce que disent et permettent les statuts actuels ».

Dès lors, notre association vous invite, Mme Chatenay-Dolto, M. Becker à stopper net toutes ces démarches entreprises en tout petit comité.

La Coursive n’est pas VOTRE PROPRIÉTÉ et vous avez le devoir majeur de respecter l’ensemble des spectateurs/trices adhérent(e)s, abonné(e)s et occassionnel(le)s qui fréquentent la Scène nationale de La Rochelle.

Même si le conseil d’administration (CA) de La Coursive ne doit accueillir qu’ un(e) seul(e) et unique représentant(e) des spectateurs/trices, cette ouverture du CA doit être conduite au vu et au su de toutes et tous, par le seul conseil d’administration de La Coursive. 

Quant au directeur, il ferait bien de se consacrer aux multiples problèmes sociaux à régler, encore à l’heure actuelle, au sein de la Scène nationale rochelaise.

(1) Le collectif « La Coursive en colère » a vu le jour le 20 juin 2019, à la suite du licenciement violent de Florence Simonet, la directrice adjointe de la Scène nationale de La Rochelle. L’association « Les Vigies de La Coursive » a pris le relais de ce collectif depuis le 23 septembre 2019.

(2) Déclaration de Véronique Chatenay-Dolto le vendredi 30 août 2019 devant les spectateurs de La Coursive, lors de la soirée de présentation de la saison 2019 – 2020 : « je trouve que les spectateurs doivent trouver une meilleure représentation au sein du conseil d’administration et nous avons décidé que, cette saison, ce sera chose faite. »

(3) Il s’agit du total des abonnés individuels et collectifs (via les groupes-relais), un chiffre donné par Franck Becker, le directeur de La Coursive lors de la réunion des groupes relais le 16 décembre 2019.

 

Ce que disent et permettent les statuts actuels…

Dans les statuts de La Coursive en vigueur depuis le jeudi 16 mai 2019.

Si un(e) spectateur/trice de La Coursive doit intégrer, à l’avenir, le conseil d’administration (CA) de La Coursive, ce sera au titre de membre associé.

Les statuts de La Coursive ont été remaniés l’année dernière. Les statuts régissant la composition et le fonctionnement du conseil d’administration de la Scène nationale de La Rochelle datent du jeudi 16 mai 2019.

Qui peut présenter la candidature d’un nouveau membre associé au conseil d’administration de La Coursive ? Selon les statuts en vigueur, seuls les partenaires publics peuvent entreprendre cette démarche (lire ci contre).

Qui sont ces partenaires publics ? Cela n’est pas explicité dans les statuts mais, en règle générale, les partenaires publics sont les autorités publiques représentant l’Etat et les collectivités territoriales.

Dans le cas précis de La Coursive, l’on comprend que ces partenaires publics sont les membres de droit siégeant au conseil d’administration de la Scène nationale de La Rochelle. 

Ni Franck Becker, le directeur de La Coursive, ni Véronique Chatenay-Dolto, la présidente du conseil d’administration de la Scène nationale de La Rochelle ne figurent parmi les membres de droit et les partenaires publics de La Coursive. Le premier ne siège pas au CA ; la seconde, qui fut elle même choisie par les partenaires publics avant d’accéder à la présidence, est membre associée.

Et donc, à quel titre, Franck Becker et Véronique Chatenay-Dolto ont-ils lancé le recrutement d’un(e) spectateur/trice appelé(e) à siéger au conseil d’administration de La Coursive ?

 

Dans quelles conditions a été recruté le directeur adjoint ?

Le recrutement de Stéphane Treille débarquant, comme Franck Becker, de Quimper, interpelle tous ceux qui ont encore en tête le licenciement brutal, en juin 2019, de Florence Simonet, la directrice adjointe précédente.

De fait, la toute récente nomination de Stéphane Treille aux fonctions de directeur adjoint de La Coursive, Scène Nationale de La Rochelle, et de La Coupe d’Or, Scène conventionnée de Rochefort, pose un certain nombre de questions…

En juin 2019, c’est la présidente du conseil d’administration de La Coursive qui fait part du licenciement brutal de Florence Simonet, la directrice adjointe de la Scène nationale de La Rochelle, en poste depuis 29 ans. En février 2020, huit mois plus tard, c’est le « directeur normal » de La Coursive qui annonce, au sein de la structure secouée par une crise sociale sans précédente, la nomination d’un nouveau directeur adjoint. Normal ? Vraiment normal ? 

Le choix d’un directeur adjoint au sein d’une Scène nationale ne relève pas d’une procédure encadrée comme l’est le recrutement du nouveau patron de ce type de structure. On se souvient que la succession de Jackie Marchand, l’emblématique directeur de La Coursive parti à la retraite en 2017, avait donné lieu à appel à candidatures avec publication dans des journaux spécialisés (Télérama et La Lettre du Spectacle), puis sélections et auditions par un jury comprenant membres du conseil d’administration et personnalités qualifiées.

C’est ainsi que Franck Becker a été retenu pour diriger la Scène Nationale de La Rochelle et qu’il a quitté Quimper durant l’été 2017 pour rallier la ville « belle et rebelle ».

Pour son nouvel adjoint, rien de tel…

Rien n’interdit, toutefois, de poser des questions.

Qui a recruté Stéphane Treille ? Le « directeur normal » de La Coursive ? Ou le conseil d’administration qui avait suppléé Franck Becker en juin 2019 pour virer son adjointe de l’époque ?

Par quel biais, les professionnels, candidats éventuels à la fonction, ont-ils appris qu’un poste de directeur adjoint était ouvert au recrutement à La Rochelle et Rochefort ? Par une publication spécialisée ? Par une annonce déposée dans un cabinet de recrutement spécialisé ? Juste par le bouche à oreille ?

Combien de candidats ont-ils postulé à cette fonction si enviée de bras droit du « directeur normal » de La Coursive (mais aussi de La Coupe d’Or, la scène conventionnée de Rochefort) ?

Qui a opéré les entretiens, la sélection ? Franck Becker lui-même ? La présidente du conseil d’administration Véronique Chatenay-Dolto ? Ou un jury composé pour la circonstance par La Coursive et La Coupe d’Or, les deux scènes concernées ?

Pourquoi les Vigies de La Coursive posent-elles autant de questions sur ce recrutement ? 

Sans doute parce que Stéphane Treille, dont les compétences professionnelles ne sont absolument pas en cause, arrive du Théâtre de Cornouaille à Quimper (Finistère) où il avait été, déjà, recruté en 2013 alors que Franck Becker était directeur de la structure bretonne…

Les deux hommes ont d’ailleurs travaillé ensemble pendant trois ans et demi avant que le directeur du Théâtre de Cornouaille ne boucle ses valises pour La Rochelle en août 2017. Il est certain que cette longue durée de travail en commun aura permis à MM. Becker et Treille de nouer des relations de confiance mutuelle.

Bien entendu, il n’est pas interdit à un directeur de vouloir s’entourer de personnes compétentes et de confiance. Ce serait même recommandé…

Mais afin que le recrutement de Stéphane Treille par La Coursive ne soit pas assimilé à la cooptation pure et simple d’un de ses anciens collaborateurs bretons par le « directeur normal », il serait utile que ce dernier et surtout le conseil d’administration de la Scène nationale de La Rochelle s’expliquent sur les conditions exactes de l’embauche de ce nouveau directeur adjoint.

Par exemple, à travers un communiqué transmis à la presse qui éclairerait le plus grand nombre, et pas seulement une petite association posant vraiment trop de questions…

Dans ce domaine, comme dans bien d’autres, La Coursive doit lever bien des ambiguïtés. Le mutisme de ses responsables devient aussi incompréhensible qu’intenable sur le long terme !

Quimper recherche déjà le remplaçant de Stéphane Treille

Le Théâtre de Cornouaille à Quimper a lancé, dès à présent, le recrutement du successeur de son administrateur actuel, Stéphane Treille, en partance pour La Rochelle au cours du mois de mai. La Scène bretonne a publié une annonce en ce sens sur le site du cabinet de recrutement ProfilCulture.

Le Théâtre de Cornouaille à Quimper recrute sur…Proficulture !

Profilcuture ? Un cabinet bien connu à La Coursive puisque, à partir du mois de septembre 2019, il a assuré une mission d’ « accompagnement à la construction organisationnelle » pour le compte de la Scène nationale de La Rochelle.

Le monde est petit !

 

De Quimper à La Rochelle, une deuxième recrue !

Administrateur du Théâtre de Cornouaille à Quimper (Finistère) depuis 2013, Stéphane Treille a été nommé directeur adjoint de La Coursive (La Rochelle) et de La Coupe d’Or (Rochefort) Photo Le Télégramme de Brest.

Le nouveau bras droit de Franck Becker s’appelle Stéphane Treille.

L’actuel administrateur du Théâtre de Cornouaille à Quimper (Finistère) a été nommé, en effet, directeur adjoint de la Scène nationale La Coursive de La Rochelle mais aussi de La Coupe d’Or, la Scène conventionnée de Rochefort.

Le nouveau directeur adjoint des deux théâtres prendra ses fonctions à temps complet dans la première quinzaine du mois de mai 2020.

Stéphane Treille occupe la fonction d’administrateur du Théâtre de Cornouaille depuis janvier 2013. C’est le directeur de l’époque qui l’a embauché à Quimper. Ce directeur se nommait…Franck Becker (1).

Lorsque Franck Becker a quitté Quimper pour La Rochelle, Stéphane Treille a assuré l’intérim de la direction du Théâtre de Cornouaille pendant quelques mois, jusqu’à l’arrivée de Vincent Léandri, le nouveau directeur, en septembre 2017. Vincent Léandri en provenance de…Rochefort et du Théâtre de La Coupe d’Or !

Franck Becker et Stéphane Treille ont donc travaillé ensemble durant trois ans et demi au sein du Théâtre de Cornouaille. Ils ont eu le temps de s’apprécier. A plusieurs reprises, devant des salarié(e)s de La Coursive, le  » directeur normal  » de la Scène nationale de La Rochelle, a couvert de louanges l’administrateur de la scène quimpéroise.

La nomination de Stéphane Treille comme directeur adjoint de La Coursive ( et donc aussi de La Coupe d’Or) n’étonne donc guère les personnels de la Scène nationale de La Rochelle. C’est d’ailleurs le premier nom qui leur était venu à l’esprit lorsque Franck Becker a commencé à esquisser devant eux le portrait de son futur bras droit et les qualités indispensables à celui-ci.

Le profil de Stéphane Treille laisse à penser qu’il interviendra dans les domaines administratif, ressources humaines et gestion financière de La Coursive, en liaison avec la secrétaire générale Cécile Fleury dont le champ d’action, cantonné jusque là à Rochefort, a été élargi, depuis quelques semaines, à La Rochelle et à sa Scène nationale.

Avec l’arrivée de Stéphane Treille à La Rochelle, faisant suite à celle de Franck Becker fin août 2017, le Théâtre de Cornouaille à Quimper s’affiche comme un sacré pourvoyeur de talents et de compétences pour La Coursive. 

L’itinéraire de Stéphane Treille

Pour savoir qui est le futur directeur adjoint des théâtres de La Rochelle et Rochefort, rien de plus simple… Il suffit de se reporter à son parcours professionnel détaillé par le réseau social pour professionnels Viadeo.

A propos de Stéphane Treille, on y apprend ceci :

2003 à 2010 : Administrateur du Domaine de Kerguéhennec, centre d’art contemporain propriété du Conseil départemental du Morbihan https://www.kerguehennec.fr/

2006-2007 : Master à l’Université Paris Dauphine.

2011-2012 : Institut d’Etudes Politiques de Rennes (Ille et Vilaine) ; cursus Action et Espace publics en Europe.

Octobre 2012 à janvier 2013 : Responsable administratif et financier au sein du Grand Théâtre de Lorient (Morbihan).

Depuis janvier 2013 : Administrateur du Théâtre de Cornouaille à Quimper (Finistère).

(1) Franck Becker a dirigé le Théâtre de Cornouaille à Quimper (Finistère) entre 2009 et août 2017, date de sa prise de fonction à la Scène nationale de La Rochelle.

Le « directeur normal » n’a pas tenu son engagement

C’est un texte signé au mois de juillet 2018 par Franck Becker au titre de directeur de La Coupe d’Or (Rochefort) et directeur de La Coursive (La Rochelle).

C’est un texte qui est toujours en ligne ce mardi 18 février 2020 sur le site internet de La Coupe d’Or, le théâtre conventionné de Rochefort. La preuve ici : http://www.theatre-coupedor.com/theatre-coupedor/principal/la-coupe-dor/rapprochement-coupe-dor-coursive

Dans ce texte (voir aussi la capture d’écran illustrant cet article), le directeur de La Coupe d’Or ET de La Coursive annonce bien qu’il finalisera « cet automne « (comprenez l’automne 2018) pour « chacun d’eux » (comprenez chacun des deux théâtres) « une convention pluriannuelle d’objectifs ».

Signature du texte : juillet 2018 ;  engagement pris pour l’automne 2018. Nous sommes en février 2020 et La Coursive, la Scène nationale de La Rochelle, ne dispose toujours pas de la convention pluriannuelle d’objectifs promise par son « directeur normal » pour l’automne 2018. Ou si c’est désormais le cas, cette fameuse convention est sacrément bien cachée et personne n’a crié sur les toits qu’elle était enfin rédigée!

Pour la Coupe d’Or, Les Vigies de La Coursive ignorent si le directeur a tenu ou non cet engagement. En tout état de cause, aucune convention pluriannuelle d’objectifs n’a fait l’objet d’article de presse récent. Et le document n’est pas en ligne sur le site internet du théâtre de Rochefort qui affiche un texte général sur ce sujet : http://www.theatre-coupedor.com/le-theatre-de-la-coupe-dor/une-scene-conventionnee

Donc, comme en attestent, ce jour, Les Vigies de La Coursive, le « directeur normal » de La Coursive n’a pas tenu l’engagement d’une convention pluriannuelle d’objectifs pour chacun des deux théâtres qu’il dirige à La Rochelle et Rochefort. Et il laisse figurer cet engagement signé de sa propre main sur le site internet de l’un de ces deux théâtres.

Cela voudrait-il dire que 

  • 1. Le « directeur normal » n’est pas en capacité de tenir un engagement important ?
  • 2. Le « directeur normal » ne contrôle plus, aujourd’hui, la situation et laisse en ligne sur le site internet de La Coupe d’Or un engagement qu’il n’a pas été en capacité de tenir dans les délais qu’il a lui même annoncés ?
  • 3. Les 1 et 2 mon général ?

En tout état de cause, ce n’est pas la première fois que Les Vigies de La Coursive pointent la défaillance de ce « directeur normal » en matière de rédaction d’une convention pluriannuelle d’objectifs. Le 27 novembre 2019, notre association rappelait « l’ardente obligation » de ce document pour toute Scène nationale dans le texte suivant : http://lesvigiesdelacoursive.com/la-convention-dobjectifs-une-ardente-obligation

Et, donc, ce mardi 18 février 2020, les Vigies posent à nouveau la question au conseil d’administration de La Coursive appelé à se réunir demain mercredi 19 février 2020: jusqu’à quand les administrateurs responsables de la Scène nationale de La Rochelle vont-ils tolérer un fonctionnement SANS convention pluriannuelle d’objectifs ?

 

Capture d’écran réalisée ce mardi 18 février 2020 sur le site internet de La Coupe d’Or, théâtre conventionné de Rochefort.

 

 

Les Vigies de La Coursive ont écrit au préfet

Le représentant de l’Etat en Charente-Maritime est membre de droit du conseil d’administration (CA) de La Coursive. Notre association l’a alerté, à ce titre, sur la situation sociale avant la réunion du CA du mercredi 19 février.

 

Nicolas Basselier, préfet de la Charente-Maritime.

Voici la teneur du mail adressé par Annick Bourdin, présidente des Vigies de La Coursive, à Nicolas Basselier, préfet de la Charente-Maritime,  ce lundi 17 février 2020.

 » Monsieur le Préfet ,
Les statuts de l’association loi 1901 La Coursive, gestionnaire de la Scène nationale de La Rochelle (17) ont été modifiés à la date du 16 mai 2019.
Ils indiquent à leur article 2 les membres de droit de ladite association :

Pour l’État, deux représentants
– le (la) préfet(e) ou son/sa représentant(e)
– le (la) DRAC (directeur/trice régional(e) des Affaires culturelles) ou son/sa représentant(e)

L’association Les Vigies de La Coursive, composée de spectateurs/trices adhérent(e)s abonné(e)s de La Coursive, attire votre attention, au titre de membre de droit, sur la situation sociale au sein de la Scène nationale de La Rochelle.
Le spectacle continue mais, en coulisses, la souffrance au travail dénoncée par une majorité des salarié(e)s en novembre 2018 n’est pas réglée à ce jour.
L’intervention, coûteuse, de deux cabinets spécialisés (en audit et conseil) et une médiation avortée n’ont guère apaisé les relations entre le directeur en fonction depuis août 2017 et les personnels.
Le licenciement de la directrice adjointe de la structure en août 2919 (après 27 années de présence irréprochable) n’a pas arrangé les choses.

De leur côté, les spectateurs/trices adhérent(e)s à l’association Les Vigies de La Coursive posent, depuis des mois, des questions sur la gouvernance de la Scène nationale de La Rochelle, ses finances, les votes et les décisions du conseil d’administration, la situation sociale. Or, ils se heurtent au silence de la présidente du conseil d’administration, Mme Véronique Chatenay-Dolto.
La billetterie (spectacle vivant + cinéma) représentant 37% des recettes de La Coursive, ces spectateurs/trices estiment être en droit d’obtenir des réponses précises à leurs interrogations.
D’autres Scènes nationales (par exemple Le Moulin du Roc à Niort) traitent mieux leurs spectateurs que La Coursive en intégrant plusieurs de leurs représentants au sein de leurs instances décisionnaires.

Un conseil d’administration de La Coursive est convoqué le mercredi 19 février 2020.
Le préfet de la Charente-Maritime compte-t-il y siéger, comme cela fut parfois le cas dans le passé ?
Sinon, quel(le) sera votre représentant(e) lors de cette réunion ?

Notre association fait appel à votre vigilance extrême, aujourd’hui et demain, sur la situation sociale et financière de la Scène nationale de La Rochelle.
Elle demeure à votre entière disposition pour vous informer plus complètement sur ses démarches et ses attentes. »

Annick Bourdin
Présidente Les Vigies de La Coursive

Extraits des statuts de l’association loi 1901 La Coursive, statuts en vigueur depuis le 16 mai 2019. A lire l’article 2 relatif à la composition du conseil d’administration avec comme membre de droit le préfet de la Charente-Maritime ou son représentant.

La Présidente ne peut pas recevoir les Vigies…

Notre association lui avait demandé une entrevue le mercredi 19 février 2020, jour de réunion du conseil d’administration de la Scène nationale de La Rochelle.

Annick Bourdin, la présidente de l’association Les Vigies de La Coursive, a reçu ce lundi 17 février 2020 à 8 h 34 le mail suivant de Véronique Chatenay-Dolto, présidente du conseil d’administration de La Coursive :

« Madame la Présidente,
« J’ai bien reçu votre message. Je ne suis pas en mesure de répondre favorablement à votre demande de rendez-vous le 19/02/20. Nous reprendrons contact ultérieurement, bien à vous. »

Les adhérents de l’association Les Vigies de La Coursive sont très heureux de ce signe de vie que leur donne – enfin ! – Véronique Chatenay-Dolto ce lundi 17 février.
Ils étaient, en effet, en attente d’une (petite) preuve d’intérêt, d’un accusé de réception, voire d’une réponse détaillée, argumentée depuis le…28 novembre 2019, date de leur dernier courrier demeuré, à ce jour, lettre morte.

Deux mois et vingt jours sans nouvelle aucune de la présidente du conseil d’administration de La Coursive et voilà que, ce matin, l’espoir renaît !
Véronique Chatenay-Dolto assure même : « nous reprendrons contact ultérieurement. »

A travers cette dernière affirmation, les Vigies comprennent que l’initiative d’une rencontre future reviendra à la présidente du conseil d’administration.
Nous attendons donc qu’elle reprenne contact avec l’association.

Sans laisser passer, si possible, deux mois et vingt jours de plus…

L’exemple du Moulin du Roc à Niort

Et si pour sa gouvernance, La Coursive s’inspirait d’une Scène nationale située à 70 kilomètres de La Rochelle : Le Moulin du Roc à Niort (79) ?

A Niort, Le Moulin du Roc est une Scène nationale conventionnée, au même titre que La Coursive à La Rochelle. La structure de la capitale des Deux-Sèvres est gérée, elle aussi, par une association loi 1901. Mais, à l’automne 2014, ladite association a fait évoluer sa gouvernance. Elle est passée d’un conseil d’administration classique à un conseil de surveillance et à un directoire.

Au début de l’année 2015, Michel Berthod, ancien directeur de l’INA (Institut national de l’audiovisuel), est devenu le président du nouveau conseil de surveillance du Moulin du Roc. La Nouvelle République du Centre Ouest le présentait alors comme la nouvelle… vigie de la Scène nationale niortaise ! Lire ici https://www.lanouvellerepublique.fr/niort/michel-berthod-nouvelle-vigie-du-moulin-du-roc

Dans la gouvernance actuelle du Moulin du Roc, nous attirons toute votre attention sur la composition du conseil de surveillance : trois collèges de neuf membres chacun : 

  • collège 1 : les membres de droit
  • collège 2 : les représentants des adhérents usagers, élus par l’assemblée générale des adhérents usagers (la dernière a eu lieu le 16 janvier 2018
  • collège 3 : les personnalités qualifiées désignées lors du conseil de surveillance en date du 8 février 2018. (Voir aussi les documents ci-dessous, extraits du site internet de la Scène nationale niortaise)

Les Vigies de La Coursive pointent ici le collège 2 composé par des spectateurs adhérents usagers élus par leurs pairs. 

Nous sommes bien loin de l’ouverture du conseil d’administration (CA) de La Coursive à UN SEUL SPECTATEUR/TRICE adhérent(e)/abonné(e). Ouverture envisagée par la présidente du CA, Véronique Chatenay-Dolto, l’heureux/se élu(e) n’étant même pas élue par les autres spectateurs/trices de la Scène nationale de La Rochelle mais coopté(e) par le CA, oui coopté(e). Sur quels critères ? Le saura-t-on un jour ?

Il faut aussi s’intéresser au directoire du Moulin du Roc. Fort de sept membres, il comprend trois représentants du collège 2 des adhérents usagers dont le président Michel Berthod. Ces trois représentants ne sont donc pas majoritaires au sein de ce directoire mais ils ont accès à l’ensemble des informations liées au pilotage de la Scène nationale de Niort.

Se heurtant depuis des mois à l’opacité du fonctionnement du conseil d’administration fermé de La Coursive, l’association Les Vigies demande l’ouverture d’une réflexion globale sur la gouvernance de la Scène nationale de La Rochelle, au lendemain des élections municipales.

Ce qui est possible à Niort doit l’être aussi à La Rochelle.

Il n’y a aucune raison valable, en effet, pour que les spectateurs de La Coursive, qui assurent 37% des recettes de la structure à travers la billetterie, ne disposent pas de plusieurs représentants élus par eux-mêmes au conseil d’administration/ou de surveillance.

Si contestée ces derniers mois pour les décisions qu’elle a prise en matière de ressources humaines, la gouvernance de la Scène nationale de La Rochelle doit accepter le débat d’idées, les oppositions éventuelles et s’ouvrir de façon large à ces spectateurs/trices sans lesquel(le)s La Coursive n’a pas de raison d’exister.

 

Une entrevue demandée à la Présidente de La Coursive

Elle se fait si rare à La Rochelle ! Véronique Chatenay-Dolto y est attendue le mercredi 19 février 2020. Elle y présidera un conseil d’administration de La Coursive.

Trouvera-t-elle un moment, ce jour là, pour s’entretenir avec Les Vigies de La Coursive ? En tout cas, Annick Bourdin, la présidente de notre association, a saisi l’aubaine de sa présence sur le Vieux-Port pour lui demander de recevoir une délégation de nos membres adhérents.

Pour Véronique Chatenay-Dolto, ce serait l’occasion idéale de faire oublier son rendez-vous raté avec Les Vigies en novembre dernier…

En effet, la présidente de la Scène nationale de La Rochelle avait été sollicitée, au mois d’octobre 2019, par notre association. Elle avait fixé, elle même, la date d’une première rencontre – le 21 novembre 2019 – pour nous indiquer, la veille de cette entrevue, que notre délégation serait reçue non pas par elle mais par MM. Bruno Odin, vice-président, et Vincent Coppolani, administrateur, élu délégué de l’Agglomération de La Rochelle (et maire de La Jarne).

MM. Odin et Coppolani n’ayant pas répondu, le jour dit, à toutes nos questions – loin de là ! – Annick Bourdin avait relancé la présidente Chatenay-Dolto le jeudi 28 novembre 2019. La lettre de la présidente des Vigies comportait une série de questions précises, appelant des réponses devant l’être tout autant.

Les jours, les mois ont passé. Silence radio ! Personne, et surtout pas la présidente du conseil d’administration de La Coursive, n’a cru bon de répondre aux interrogations des Vigies.

La présence de Véronique Chatenay-Dolto à La Coursive, pour une réunion du conseil d’administration, nous offre l’opportunité de la relancer. De lui demander, une fois encore, comme en décembre 2019 et en janvier 2020, d’apporter toutes les précisions attendues par les Vigies, association constituée de façon on ne peut plus officielle depuis le 23 septembre 2019.

Et donc, ce jeudi 13 février 2020, l’infatigable Annick Bourdin a écrit, une nouvelle fois, à la si discrète Véronique Chatenay-Dolto, ainsi qu’au vice-président Bruno Odin et aux administrateurs de La Coursive. Avec copie de son courrier du 28 novembre 2019, resté sans réponse, des fois qu’ils l’auraient perdu…

Ce courrier du 28 novembre 2019, le site internet Les Vigies de La Coursive l’a déjà publié dans un article consacré au « silence total, sidérant » de la présidente de la Scène Nationale de La Rochelle. A lire ou à relire ici : http://lesvigiesdelacoursive.com/un-courrier-sans-reponse

Près de deux mois se sont écoulés. Nous n’en retirons pas une seule ligne !

L’association totalise 51 adhérents à jour de cotisation. 51 Vigies autour et à l’intérieur de La Coursive ; 51 Vigies attentives au fonctionnement de la Scène nationale, aux conditions de travail de ses salarié(e)s ; 51 Vigies soucieuses d’une plus grande transparence sur la gestion de La Coursive, ses finances, l’évolution de la campagne d’abonnements pour la saison prochaine.

51 Vigies, abonné(e)s, adhérent(e)s de La Coursive qui posent des questions d’autant plus légitimes que la billetterie spectateurs représente 37% des recettes de la Scène nationale de La Rochelle. 

51 Vigies qui ne baisseront pas la garde.

Tant que Véronique Chatenay-Dolto ne nous répondra pas, les 51 Vigies la rappelleront à son devoir de dialogue avec toutes les composantes de La Coursive. Y compris, Mme la Présidente de La Coursive, avec les spectateurs adhérant à notre association.

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Si La Coursive s’inspirait de l’Académie des Césars ?

La remise en cause de la gouvernance de la Scène nationale de La Rochelle s’avère, plus que jamais, indispensable. L’association Les Vigies de La Coursive continue de la demander avec force !

La direction de l’Académie des Césars a fait part, ce jeudi 13 février 2020, de sa démission collective.
Sa position était devenue intenable depuis la polémique autour des douze nominations de Roman Polanski pour la 45 eme cérémonie du 28 février prochain. Depuis, surtout, une tribune publiée par 400 professionnels du cinéma dans le journal Le Monde du lundi 10 février 2020.
Tribune dénonçant des « dysfonctionnements », une « opacité des comptes » et des statuts qui reposent sur « la cooptation ».

« Dysfonctionnements », « opacité des comptes », « cooptation », tout cela ressemble fort à ce qui se passe au sein de La Coursive, la Scène nationale de La Rochelle, non ?

Depuis des mois et des mois, depuis la lettre des salarié(e)s de La Coursive dénonçant leur « souffrance au travail » (novembre 2018), depuis le licenciement violent de la directrice adjointe de la Scène nationale de La Rochelle (15 juin 2019), l’association Les Vigies de La Coursive interpelle le conseil d’administration de la structure, pointe ses silences coupables, sa gouvernance fermée à double tour ( ici aussi ses membres sont cooptés), des comptes inaccessibles…

Parce que la billetterie (cinéma + spectacle vivant) représente 37% des recettes de La Coursive, les Vigies, spectateurs/trices abonné(e)s, adhérent(e)s à part entière, revendiquent une véritable représentativité au sein du conseil d’administration de la Scène nationale de La Rochelle. Oui c’est possible. Le Moulin du Roc à Niort (Deux-Sèvres) l’a déjà fait en modifiant sa gouvernance en profondeur.

Alors, quand l’Académie des Césars bouge, quand la Scène nationale de Niort a déjà opéré sa révolution, les Vigies de La Coursive invitent le conseil d’administration de la Scène nationale de La Rochelle, notamment sa présidente Véronique Chatenay-Dolto, à une profonde remise en question.
Chiche ?

Sur la démission de la direction de l’Académie des Césars, lire l’article de « Sud Ouest » publié le vendredi 14 février 2020 en cliquant sur le lien suivant: https://www.sudouest.fr/…/demission-collective-aux-cesar-re…

 

La Coursive : qu’attend sa présidente pour agir ?

« Sollicitée, la présidente du conseil d’administration (de La Coursive) Véronique Chatenay-Dolto, nous a fait savoir qu’elle ne souhaitait pas s’exprimer sur le climat social ». Ainsi se conclut l’article consacré le vendredi 17 janvier 2020 par le quotidien « Sud Ouest » à l’abandon de la médiation, la veille, à l’intérieur de la Scène nationale de La Rochelle.

Véronique Chatenay-Dolto, présidente du conseil d’administration de La Coursive (depuis juin 2018).

Depuis plus de quinze jours – et l’arrêt effectif de cette « mascarade de médiation » dénoncée par le syndicat CGT dans un tract distribué au personnel de La Coursive le jeudi 16 janvier 2020 – Véronique Chatenay-Dolto (ci-contre en photo) ne s’est toujours pas exprimée publiquement sur la situation de blocage actuelle.

Pire, la présidente du conseil d’administration n’a joint à aucun moment les déléguées du personnel dûment élues – le mardi 3 décembre 2019 – et donc représentatives des salarié(e)s de La Coursive.

Pas un coup de fil, pas un mail, pas une proposition nouvelle pour tenter de sortir par le haut de la crise qui dure depuis l’automne 2018 (1).

Ni les salarié(e)s de La Coursive ni l’association des spectateurs Les Vigies ne comprennent le silence abyssal, l’inaction totale de la présidente et des administrateurs (élus compris) de la Scène nationale de La Rochelle depuis la mi-janvier.

Se laveraient-ils les mains d’une situation de crise dont ils portent la lourde responsabilité ? Ont-ils abandonné le magnifique vaisseau transformé en galère à son capitaine « directeur normal » ? 

Nous sommes nombreux, de plus en plus nombreux à nous interroger, à ne plus rien y comprendre…

A l’automne 2018, en déclenchant un audit,  les membres du conseil d’administration ont cherché à apaiser les tensions engendrées par le management du nouveau directeur. Sept mois plus tard (juin 2019) ces mêmes administrateurs ont cru régler la crise en licenciant la directrice adjointe. Au contraire, ils l’ont, eux-mêmes, aggravée !

Depuis l’automne dernier, ils semblent avoir laisser seul à la manoeuvre le « directeur normal ». Mais ce dernier est le plus mal placé pour résoudre un conflit interne dont il porte une part évidente de responsabilités.

Par ses silences à l’égard des salarié(e)s mais aussi de la presse et de l’association Les Vigies de La Coursive, Véronique Chatenay-Dolto accrédite l’idée qu’elle n’est plus en capacité, elle non plus, de peser sur une situation de crise non réglée à ce jour.

A moins que tout ce petit monde – « directeur normal » et administrateurs – ne joue, à l’heure actuelle, la montre dans l’attente de l’arrivée d’un directeur adjoint possédant toutes les qualités pour ramener sérénité et bien être au travail dans une Coursive si ballotée, si malmenée depuis deux longues années.

Si ce recrutement venait à s’avérer pertinent, cela n’occulterait en rien les responsabilités des acteurs précités – Véronique Chatenay-Dolto, Bruno Odin et le directeur – dans ce long et douloureux traumatisme dont souffre La Coursive.

Et si l’un ou l’autre trouve à redire à l’ implacable rappel des faits qui ne parle guère en leur faveur (lire notre chronologie ci-dessous), toutes leurs réponses aux multiples questions posées par les Vigies de La Coursive (en date des 14 et 28 novembre 2019) seront les bienvenues.

Quand bien même, nous spectateurs/trices Vigies de La Coursive, nous serions tenus pour quantité négligeable par le conseil d’administration et la direction…

…Nous spectateurs abonné(e)s/adhérent(e)s de la Scène nationale de La Rochelle, nous nous contenterions d’une intervention directe de Véronique Chatenay-Dolto auprès des salarié(e)s de La Coursive et ce dans les meilleurs délais. 

…Nous, les Vigies spectateurs/trices, nous serons toujours heureux de lire ou d’écouter les explications que Madame la Présidente de La Coursive ne manquera pas de livrer, un jour ou l’autre, devant tous les médias qui la sollicitent, en vain, depuis des mois…

(1) Le 8 novembre 2018, la majorité des salarié(e)s de La Coursive cosignaient un courrier aux membres du conseil d’administration, aux élus et tutelles pour les alerter de « la souffrance au travail, la détresse au travail » à l’intérieur de la Scène nationale de La Rochelle.

 

 De l’automne 2018 à février 2020…

Si, au fil des mois, vous avez perdu le fil de l’histoire compliquée de La Coursive ces derniers mois, la lecture de la chronologie des faits, assortie de commentaires éclairants, vous sera précieuse

  • A l’automne 2018, le conseil d’administration de La Coursive prend une bonne décision (peut-être la seule…) en mandatant le cabinet Midori pour un audit interne, à la suite de l’expression de la souffrance au travail par les salarié(es) de la Scène nationale de La Rochelle. A ce moment là, le job a été fait.
  • En mars/avril 2019, quand le CA de La Coursive prend connaissance des conclusions et préconisations de cet audit, aucune médiation n’est déclenchée par Véronique Chatenay-Dolto et son bureau. Or, la médiation figure bien au rang des préconisations de Midori ! Non, la présidente préfère missionner un autre cabinet (forcément coûteux) pour un « accompagnement à la construction organisationnelle ». Profil-Culture interviendra à la rentrée de septembre 2019, annonce-t-on, alors, au personnel…
  •  Mais, sans même attendre que ce cabinet n’opère et que son travail ne produise quelque effet, le conseil d’administration « tranche à l’unanimité » (expression de Véronique Chatenay-Dolto).  Le 15 juin 2019, Florence Simonet, la directrice adjointe de La Coursive, est licenciée pour « faute simple ». Personne n’a oubliée l’émotion, l’indignation, la colère provoquées par cette sanction incompréhensible et, à ce jour, toujours incomprise !
  • Le 1er juillet 2019 – soit quinze jours à peine après cette procédure de licenciement reposant sur les seuls griefs exposés par le directeur de La Coursive, celui ci, oui lui le « directeur normal », sort de son chapeau magique « la médiation » et propose cette solution miracle au personnel, lors d’une réunion en présence de la présidente Véronique Chatenay-Dolto.

Tous les managers et médiateurs normalement constitués auront perçu le grotesque de cette proposition émise par l’un des acteurs clefs de la crise et ce quinze joursce après le licenciement violent d’une personne emblématique, liée étroitement à l’histoire et au développement de La Coursive.

La présidente du CA émet une condition à la suggestion du patron de la Scène nationale : celle ci doit faire consensus parmi les salarié(es). Dès le 3 juillet 2019, le directeur revient à la charge et, par mail, milite pour une médiation auprès de tout son équipe.

A cette date, les conditions dans lesquelles la directrice adjointe a été virée n’ont pas été digérées. Elles ne le sont toujours pas aujourd’hui !

Et, début juillet, les salarié(e)s de La Coursive, traumatisé(e)s et fort occupé(e)s avec les deux festivals investissant leurs salles de cinémas et spectacles (Festival du film puis Francofolies), font bien peu de cas de la médiation proposée par leur directeur. 

  • Les vacances arrivent, bienvenues pour beaucoup ! A la rentrée de septembre, le patron sollicite à nouveau les déléguées du personnel afin que soit engagée la fameuse médiation. Jugeant illégitime l’intervention de leur directeur dans le processus de règlement de la crise enclenché par…le conseil d’administration, les représentantes du personnel tapent en touche…
  • Quand ProfilCulture – le deuxième cabinet mandaté par le CA – débarque le 20 septembre 2019 à La Coursive, il constate vite l’impérieuse nécessité d’une véritable médiation, notamment entre… le directeur et ses cadres encore en place (trois personnes).

Voilà que le patron de la Scène nationale se démène à nouveau pour dégoter un médiateur. Il n’y parvient pas… Lui et/ou le conseil d’administration se tourne(nt) alors vers la Direction régionale des Affaires culturelles. Laquelle DRAC déniche non pas un mais deux médiateurs !

  • Christine Mariette et Michel Fefeu entament leur travail à La Coursive à compter du 12 décembre 2019. A ce stade, rappelons qu’une médiation a été préconisée par Midori huit mois plus tôt. Huit mois de perdus ! 

On connaît la suite : les conditions (groupe restreint, confidentialité) imposées par les médiateurs, le refus d’une partie des salarié(es) de poursuivre dans le cadre imposé par ces deux professionnels et l’abandon du format initial de médiation à la date du 16 janvier 2020.

  • Depuis, silence de Véronique Chatenay-Dolto et de son vice-président Bruno Odin. Et absence totale de la « présidente TGV », invisible à La Rochelle !