Un petit caillou dans la chaussure…

Les délégations des Vigies de La Coursive (1) n’attendaient rien de particulier de leurs deux rencontres du jeudi 21 novembre avec deux représentants du conseil d’administration de la Scène nationale de La Rochelle (MM. Bruno Odin et Vincent Coppolani) puis avec les élus de la communauté d’agglomération de La Rochelle, dont le président Jean-François Fountaine. Elles n’en sont donc pas sorties déçues…

Ces démarches étaient nécessaires. Une fois l’association constituée de façon officielle, il lui fallait ouvrir le dialogue tant avec le conseil d’administration de La Coursive qu’avec les élus de l’agglomération, présenter ses objectifs, poser des questions si légitimes depuis le licenciement de Florence Simonet, la directrice adjointe de La Coursive le 15 juin dernier.

A tous nos interlocuteurs, nous avons rappelé notre vigilance sur le fonctionnement interne de La Coursive, sur le problème de la souffrance au travail d’une partie des salarié(e)s de la Scène nationale, sur les budgets 2019 et années suivantes de la structure eu égard aux coûts d’intervention de cabinets spécialisés dans les audits (Midori-Consulting), dans « l’accompagnement à la construction organisationnelle »  -c’est pas beau çà ?- (ProfilCulture) ou dans la médiation. 

Ces coûts restent confidentiels car tout cela est « strictement interne » assure Bruno Odin. Nous avons dû rappeler au vice-président de La Coursive que la crise sociale à La Coursive s’est exprimée de façon publique et médiatique à partir de décembre 2018…

Et comme la médiation préconisée par l’audit réalisé par Midori Consulting entre décembre 2018 et avril 2019 n’a toujours pas commencé, les Vigies de La Coursive demeurent plus vigilantes que jamais, et à l’écoute des salarié(e)s en attente du règlement de ce problème de souffrance au travail révélé au grand jour depuis plus d’une année.

Quand bien même Jean-François Fountaine assure être lui aussi très vigilant (et ouvert à un dialogue constant) pour tout ce qui concerne La Coursive, y compris la question sociale, notre association ne fera pas relâche.

Bien entendu, nous savons que nous pesons peu avec nos 44 adhérents à jour de cotisation, notre centaine de contacts destinataires de notre Lettre d’Information et les 1360 abonnés de notre page Facebook. Oui, c’est vrai, nous pesons peu par rapport aux 8 300 abonnés de la Scène nationale de La Rochelle.

Oui mais…un petit caillou dans la chaussure, ça reste toujours gênant. Surtout s’il vous renvoie, de manière constante, à des réalités, des faits. Un fait parmi d’autres : la billetterie spectateurs (spectacles + cinéma) assure 37% des recettes de La Coursive.

Nous spectateurs, tous ensemble, nous sommes donc le premier partenaire financier de La Coursive (avec la communauté d’agglomération de La Rochelle dont la subvention annuelle s’élève à 1,8 millions d’euros).

Dans ces conditions, il serait temps que la Scène nationale fasse preuve, à l’égard de TOUS ses spectateurs, d’une transparence accrue sur son budget, son fonctionnement interne, les votes et décisions de son conseil d’administration. 

La très belle programmation, que personne ne conteste, ne pourra pas se cacher, longtemps, derrière cette détestable opacité opposée aux spectateurs en quête de vérités comptables (entre autres…) autant que d’émotions artistiques !

Les Vigies de La Coursive

(1) Les deux délégations étaient composées d’Annick Bourdin, présidente, Marie-Hélène Garrigues, trésorière, Dominique Pariès, secrétaire, Marie Le Taëron, Lucette Gaudin, Catherine et Gilles Millet, Jean-Louis Delrous, membres de l’association. Certains d’entre eux n’ont pris part qu’à une seule des deux réunions. Lors de chaque entretien Les Vigies de La Coursive ont été représentées par six personnes.