Moins d’adhérents, plus d’abonnés !

Lors d’une publication récente ( « La vérité des chiffres » , le mardi 22 octobre 2019), Les Vigies de La Coursive ont pointé la progression des abonnements en ce début de saison 2019-2020 (+5,20%). Tout en mettant cette performance en regard de l’offre de places supplémentaires de la Scène nationale de La Rochelle cette année (+ 23,3% , 24 017 places nouvelles).

Deux tableaux viennent compléter aujourd’hui les statistiques que nous avons publiées mardi 22 octobre 2019. Il s’agit de comparatifs établis à l’issue des premières semaines de campagnes d’adhésions et d’abonnements.

Que disent ces deux tableaux ?

Concernant les cartes d’adhérents, La Coursive ne retrouve pas encore, en 2019-2020, le niveau des trois saisons précédentes. La Scène nationale de La Rochelle est même très loin de la saison 2016-2017, tant au niveau des adhérents individuels que des « adhérents collectivités » appartenant aux fameux groupes relais contestés par certains spectateurs individuels.

Du côté des abonnements, La Coursive s’avère performante cette saison, nous l’avons déjà écrit.

Cela se retrouve aussi dans le nombre de cartes d’abonnés vendues. Elles n’ont jamais été aussi nombreuses et la programmation de Franck Becker, le directeur, séduit puisque les abonnés à 7 et 13 spectacles sont plus nombreux que jamais.

En revanche, le nombre d’abonnés à 4 spectacles a diminué (sauf par rapport à 2017-2018).

Ces performances en matière d’abonnements sont d’autant plus notables que Franck Becker, le directeur de La Coursive, a suspendu la campagne d’abonnements du 17 au 27 septembre.

L’afflux inédit d’abonnements le premier jour de la campagne – ensuite, les demandes furent moindres que les années passées – explique, sans doute, cette décision.

Mais nombre de spectateurs candidats à un abonnement – et pas que des Vigies… – ont remarqué une organisation bancale, voire empirique, le samedi 7 septembre, à l’ouverture des abonnements…

Un seul être vous manque… De fait, cette campagne d’abonnements fut conduite tant bien que mal en l’absence de celle qui l’orchestrait depuis des années, Florence Simonet, la directrice adjointe licenciée le 15 juin 2019 et dispensée d’effectuer son préavis.

Osons écrire que son expérience, ses compétences en la matière ont sérieusement manqué.

D’ailleurs, des salarié(e) de La Coursive ont pu le confier aux spectateurs croisés dans le hall de la Scène nationale. Comme certains d’entre eux ont dit, aussi, l’accumulation des problèmes durant cette campagne. Et leur lassitude devant les réunions organisées chaque matin par Franck Becker pour y remédier, sans que le directeur ne prenne souvent de décision…

Tout cela a créé, à l’interne, beaucoup de tensions durant cette campagne d’abonnements. Et ce climat pesant a rejailli sur les réponses apportées, parfois, aux spectateurs.

Des abonné(e)s ont témoigné, par oral ou écrit, auprès des Vigies, affirmant avoir été peu écouté(e)s, voire maltraité(e)s au téléphone ou à un guichet.

Oui, La Coursive enregistre un record d’abonnements. Oui, dans le même temps, elle a dû faire face à un nombre record de mécontents.

Dès le 13 septembre, Franck Becker a dit sa volonté d’ouvrir la réflexion sur les évolutions possibles des futures campagnes d’abonnements. Le directeur a-t-il prévu d’associer les spectateurs adhérents abonnés à sa réflexion ? Les Vigies de La Coursive lui disent « chiche ? »

Chiche, déjà, de formuler un accusé de réception – et même une véritable réponse ! – au mail adressé par notre association au directeur de la Scène nationale le… mercredi 2 octobre 2019. Trois semaines déjà !

Le silence de Franck Becker face à cette demande courtoise d’une rencontre n’a que trop duré. On en dira tout autant du mutisme de Véronique Chatenay-Dolto, la présidente du conseil d’administration de La Coursive, relancée, la semaine dernière, par un SMS d’Annick Bourdin, la présidente de notre association.

Parce que les Vigies de La Coursive ne veulent pas croire que ce silence cache du mépris à leur égard, elles patientent, tout en continuant leur travail de décodage.